Depuis le 1er janvier 2012, les compagnies aériennes, y compris celles qui ne sont pas membres de l’Union européenne (UE), dont la Suisse, sont dans l’obligation d’acquérir et de restituer des quotas d’émission de CO2 pour tous les vols au départ ou à destination de l’UE. En clair, les airlines doivent acquérir des permis de polluer, à concurrence de 15% de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Lufthansa a communiqué hier que cette imposition équivaut à un surcoût de quelque 130 millions d’euros. Avec effet immédiat, la compagnie allemande intègre le certificat de CO2 dans la surcharge carburant. Etant donné que cette dernière avait été réévaluée le 15 décembre 2011, la décision n’a pour l’instant aucune influence sur le prix des billets.
La deuxième compagnie aérienne allemande, Air Berlin, estime de son côté que la nouvelle loi imposée dans l’UE lui coûtera environ 28 millions d’euros cette année. Air Berlin répercutera les droits d’émission sur le passager et reverra ses tarifs à la hausse.
