Absence des femmes au Travel Personality Award (Edition 2014-27)

Les femmes victimes d’une certaine réalité?

Il est parfaitement compréhensible que l’absence de candidate dans la sélection des douze papables du premier Travel Personality Award choque. Au 21e siècle, alors que l’égalité se doit d’être une évidence, la sélection peut effectivement faire penser qu’un certain machisme est à l’œuvre. Pourtant, il n’en n’est rien. Du moins, il faut reconnaître que la branche des voyages ne laisse pas toujours beaucoup de place aux femmes, surtout lorsque l’on commence à regarder vers le haut de la hiérarchie des entreprises concernées.

Comme le constate l’association Femmes et tourisme, si la branche des voyages reste à forte majorité féminine, les rangs des cadres supérieurs et surtout des dirigeants restent principalement occupés par des hommes. C’est encore plus vrai lorsque l’on décide de chercher des entrepreneurs qui ont décidé d’œuvrer au-delà du cadre de leur entreprise et pour le bien commun de la branche. A qui la faute? Faut-il blâmer les anciens qui militeraient plus ou moins secrètement contre l’évolution de ces dames?

La réponse à cette question n’est certainement plus aussi flagrante qu’il y a une vingtaine ou une trentaine d’années. Certes, l’esprit machiste mettra du temps à s’estomper complètement, et l’on peut même douter qu’il le fasse réellement un jour. Mais la tolérance progresse continuellement et les regards changent avec les nouvelles générations. D’un autre côté, il n’est pas impossible que certaines femmes ressentent une certaine timidité face à certains plans de carrière. Alors qu’elles sont nombreuses à être titularisées dans de hautes écoles (plus de 80%), elles sont moins de 10% dans les échelons supérieurs de la hiérarchie.

Quoiqu’il en soit, avec cette première sélection de candidats, TRAVEL INSIDE n’a jamais voulu laisser de côté les femmes de la branche. Il faut comprendre que cette édition du Travel Personality Award n’est que la première de ce que l’on espère être une longue série. Et chaque année, les candidats seront renouvelés au fil du temps, avec pour garantie le fait qu’ils, ou elles, ne seront jamais «nominé(e)s simplement pour être nominé(e)s».

Cédric Diserens