Pour Stéphane Jayet, directeur et administrateur de VT Vacances, le TO a tiré son épingle du jeu sur la Corse sa deuxième destination en importance après la Sardaigne, même si toutes les deux constituent des valeurs sûres en termes de volume lan passé, «en ressentant toutefois larrivée estivale à Genève dEasyjet sur Ajaccio depuis 2008 et Bastia, qui a créé une surcapacité. Le taux doccupation de nos vols charters saisonniers du samedi vers Ajaccio, Calvi et Figari Ajaccio et Figari avec Brussels Airlines et Calvi avec Darwin Airlines a donc quelque peu baissé.» Sur les trois destinations, VT Vacances et Frantour avaient des sièges à risque. Idem pour Sierramar, qui collaborait avec le premier voyagiste uniquement sur Calvi.
«En 2009, notre garantie charter était inférieure à celle de 2008. Et notre chiffre daffaires sur la Corse sest tassé de 5% environ. Nous parvenons donc, grosso modo, à léquilibre», commente Stéphane Jayet. Notre interlocuteur a en outre constaté une plus grande difficulté à vendre les mi-saisons en 2009, soit mai, juin et septembre, que les années précédentes. «Peut-être faut-il y voir là leffet crise où les clients mettent le paquet en partant deux semaines en juillet ou août et restent chez eux en juin et septembre. Cest dommage, car, durant ces deux mois-là, le climat et la luminosité en Corse sont extraordinaires. De surcroît, il y a moins de monde quen pleine saison.»
A noter que le tour-opérateur de Verbier et dEcublens propose également, depuis plus de 20 ans, des vols sur Calvi au départ de Sion en compagnie dAir-Glaciers (lire ci-dessous). «La collaboration est certes intensive, mais nous navons pas de sièges à risque», précise Stéphane Jayet. Isabelle Wild, responsable des opérations au sol de la compagnie sédu-noise, précise dailleurs que VT Vacances réalise 50 des ventes TOs.
La Corse reste une destination à haute valeur ajoutée (un budget au diapason est nécessaire) où lon retrouve des points forts tels quune nature préservée, des plages naturelles où le béton na pas droit de cité et des établissements de qualité. Cette année 2010, VT Vacances, qui a fêté ses 25 ans en 2008, nannonce pas de révolution.
«Nous allons cependant continuer de chercher de nouvelles petites perles pour nos clients. Notre production actuelle et future couvre lensemble des segments: de létablissement pour les budgets moyens aux quatre étoiles luxe pour familles et individuels. Sil est vrai que nous sommes davantage orientés vers la catégorie moyenne-supérieure à supérieure, nous ne dédaignons pas les offres promotionnelles pour casser cette image», souligne Stéphane Jayet.

