Avec Berne–Orly, Air France intéresse les TOs romands (Edition 2008-49)

Avec ses deux vols quotidiens dès le 19 janvier, Air France offre des solutions intéressantes pour une partie de la Suisse romande comme alémanique pour l’outre-mer et certaines régions françaises.

A partir du 19 janvier, Air France lance deux vols quotidiens entre
Berne et Paris-Orly. Cette décision a beaucoup surpris mais, surtout,
beaucoup intéressé les TOs comme les milieux institutionnels ou
d’affaires.

«Contrairement à ce que beaucoup ont peut-être pensé, précise Andréa
Awerbug, directrice d’Air France KLM en Suisse, ce n’est pas une
décision prise à la légère, simplement parce que nous aurions un
créneau et un avion de libre. Ces vols répondent à un besoin car cela
désenclave une région importante et ils ont un vrai sens économique.»

Puisque des enquêtes très précises ont été menées, Andréa Awerbug
sait en effet qu’il existe un vrai marché business et «politique» entre
Berne et Paris, que beaucoup d’entreprises vont répondre à l’offre
d’Air France KLM. «En parallèle, il y a aussi les relations bilatérales
et internationales.»
Côté tourisme, la compagnie répond aussi à ce qui n’était pas
obligatoirement une demande mais un réel besoin, tant du côté
alémanique que romand. «Les TOs – je pense à Club Med, Départ Voyages
ou La Clé des Iles – ont déjà manifesté leur intérêt alors que les vols
n’étaient pas encore en machine. Ils le sont depuis le 27 novembre.
L’accueil est vraiment très favorable.
L’arrivée à Orly était très demandée pour la continuation sur les
Antilles, la Guyane ou La Réunion, mais je dois également rappeler que
nous offrons de très belles correspondances sur les régions françaises,
avec Bordeaux, Toulouse, Nice ou la Corse. C’est pourquoi je répète que
ces vols ont un sens économique.»

Pour ne relever qu’un témoignage, celui de Barbara Zbinden, pour Départ
Voyages résume l’opinion générale. «C’était une surprise pour nous,
mais cela nous intéresse vraiment. Berne est très proche et cela va
satisfaire une grande par- tie de la clientèle.» Des acti-ons
sont-elles envisageables pour promouvoir cette nouvelle possibilité?
«Effectivement, c’est très imaginable.»

Alain Bossu