A partir du 19 janvier, Air France lance deux vols quotidiens entre
Berne et Paris-Orly. Cette décision a beaucoup surpris mais, surtout,
beaucoup intéressé les TOs comme les milieux institutionnels ou
daffaires.
«Contrairement à ce que beaucoup ont peut-être pensé, précise Andréa
Awerbug, directrice dAir France KLM en Suisse, ce nest pas une
décision prise à la légère, simplement parce que nous aurions un
créneau et un avion de libre. Ces vols répondent à un besoin car cela
désenclave une région importante et ils ont un vrai sens économique.»
Puisque des enquêtes très précises ont été menées, Andréa Awerbug
sait en effet quil existe un vrai marché business et «politique» entre
Berne et Paris, que beaucoup dentreprises vont répondre à loffre
dAir France KLM. «En parallèle, il y a aussi les relations bilatérales
et internationales.»
Côté tourisme, la compagnie répond aussi à ce qui nétait pas
obligatoirement une demande mais un réel besoin, tant du côté
alémanique que romand. «Les TOs – je pense à Club Med, Départ Voyages
ou La Clé des Iles – ont déjà manifesté leur intérêt alors que les vols
nétaient pas encore en machine. Ils le sont depuis le 27 novembre.
Laccueil est vraiment très favorable.
Larrivée à Orly était très demandée pour la continuation sur les
Antilles, la Guyane ou La Réunion, mais je dois également rappeler que
nous offrons de très belles correspondances sur les régions françaises,
avec Bordeaux, Toulouse, Nice ou la Corse. Cest pourquoi je répète que
ces vols ont un sens économique.»
Pour ne relever quun témoignage, celui de Barbara Zbinden, pour Départ
Voyages résume lopinion générale. «Cétait une surprise pour nous,
mais cela nous intéresse vraiment. Berne est très proche et cela va
satisfaire une grande par- tie de la clientèle.» Des acti-ons
sont-elles envisageables pour promouvoir cette nouvelle possibilité?
«Effectivement, cest très imaginable.»
Alain Bossu

