Baboo a terminé lannée 2008 avec des résultats positifs en dépit de la
conjoncture actuelle. Le chiffre daffaires se monte à CHF 56 millions,
contre CHF 30 millions en 2007 (+87%). Le nombre de passagers atteint
les 295000 clients, contre 169000 en 2007 (+75%). «Ces résultats
sinscrivent dans une phase de développement qui implique la compagnie
dans son intégralité», déclare Jacques Bankir, CEO.
En effet, outre les trois nouveaux appareils de type Embraer 190 (100
sièges) qui ont rejoint la flotte, portant la capacité de 148 à 448
sièges. Sept nouvelles destinations ont été ajoutées au réseau,
comptant un total de dix-huit destinations (hors charter). Le
développement a également porté sur les forces vives puisque le nombre
demployés de 115 au 31 décembre 2007 à 200 au 31 décembre 2008.
La part des vols charters reste stable. «En 2008, nous avons eu 12% de
vols charter. Lobjectif principal était davoir des vols durant les
jours du week-end, période calme pour les voyages
daffaires. En 2009, nous devrions conserver cette part. Mais elle
devrait être appelée à se développer et nous permettre délargir nos
activités.»
Si la crise financière et laugmentation des coûts du kérosène ont
effectivement affecté lactivité de la compagnie, limpact a tout de
même été moindre. Cela sexplique par le fait que
la flotte est neuve et consomme moins de carburant. «Notre petite
taille nous assure une flexibilité maximale et nous permet dêtre
réactifs sur le marché.»
Les objectifs pour 2009 sont clairs: «Nous continuerons dans la même
ligne que nos objectifs 2008: à savoir valorisation de lesprit Baboo,
consolidation, et alliances. Pour le moment, il est encore trop tôt
pour parler précisément de ces dernières. Toutefois, cela se fera à
limage de nos opérations sur Athènes, opérées en codeshare avec
Olympic Airlines.»
2009 sera donc une année moins fulgurante en termes de résultats. «Ce
sera très différent de 2008, puisque nous sommes actuellement dans une
année de consolidation et non plus de croissance brutale. Nos chiffres
de croissance seront donc beaucoup plus modérés, puisque la croissance
ne sera plus lobjectif primordial.»
Cédric Diserens
Prix justifié par la qualité de service
Interrogé sur la programmation charter estivale de M-Travel Switzerland
et sur labsence dune collaboration avec Baboo, Roberto Luna avait
évoqué un prix trop élevé du siège-kilomètre (voir numéro 50 de TRAVEL
INSIDE). Jacques Bankir commente: «Nous avons dexcellentes relations
avec les tour-opérateurs.
Notre politique de distribution est limpide et le fait de ne pas
considérer de frais supplémentaires pour les ventes GDS est
particulièrement apprécié. En revanche, pour les TO il est clair
quavec des avions de 100 places et une qualité de service supérieure,
nous sommes forcément un peu plus chers que
dautres.»
CD

