Baboo passe au chômage partiel (Edition 2009-25)

La mesure est limitée à six mois et renouvelable deux fois. Elle concerne essentiellement le personnel navigant.
[shariff]

Après un exercice 2008 marqué par l’augmentation du chiffre d’affaires
de 87%, à CHF 56 millions, et la mise en service des nouveaux jets de
type Embraer E190 – la compagnie en compte trois ainsi que deux Dash
Q400, Baboo est en phase de consolidation. Comme l’admet Jacques
Bankir, CEO, Baboo ne peut demeurer seule et doit explorer de nouvelles
pistes, dont celles portant sur différents partenariats commerciaux.

Mais depuis le début de l’année, la crise et la faiblesse de la demande
sur certains axes ont contraint la compagnie genevoise à réduire la
voilure. Certaines routes ont été abandonnées, à l’image de Zagreb (31
janvier), Sofia (28 mars) et bientôt Vienne (28 juin). Des moyens
importants auraient dû être investis dans la commercialisation de ces
liaisons qui génèrent une réelle demande mais qui ne seront rentables
qu’à moyen terme. Mais Baboo n’envisage aucune autre suppression de
ligne.

Fatalement, les employés de cockpit et de cabine sont les premiers
concernés par l’abandon de ces trois liaisons: depuis peu, quelque 60%
des 220 employés de Baboo vit, en effet, sous le régime du chômage
partiel. «Il s’agit là de mesures temporaires et flexibles nous
permettant de préserver l’emploi et d’éviter les licenciements. C’est
essentiellement le personnel navigant qui est concerné par le chômage
partiel limité sur une période de six mois et renouvelable deux fois»,
précise le patron de Baboo.

Mais la compagnie s’en tiendra là. Elle planche actuellement sur
différents projets importants devant lui permettre de conserver tout
son potentiel humain. Parmi ces fameux projets figure la conclusion
avant la fin de l’année de trois ou quatre accords de codeshare, qui
devraient être officialisés dans un avenir proche et qui, selon
certaines sources, concerneraient un intéressant positionnement en
direction du sud.ꆱ