Après un exercice 2008 marqué par laugmentation du chiffre daffaires
de 87%, à CHF 56 millions, et la mise en service des nouveaux jets de
type Embraer E190 la compagnie en compte trois ainsi que deux Dash
Q400, Baboo est en phase de consolidation. Comme ladmet Jacques
Bankir, CEO, Baboo ne peut demeurer seule et doit explorer de nouvelles
pistes, dont celles portant sur différents partenariats commerciaux.
Mais depuis le début de lannée, la crise et la faiblesse de la demande
sur certains axes ont contraint la compagnie genevoise à réduire la
voilure. Certaines routes ont été abandonnées, à limage de Zagreb (31
janvier), Sofia (28 mars) et bientôt Vienne (28 juin). Des moyens
importants auraient dû être investis dans la commercialisation de ces
liaisons qui génèrent une réelle demande mais qui ne seront rentables
quà moyen terme. Mais Baboo nenvisage aucune autre suppression de
ligne.
Fatalement, les employés de cockpit et de cabine sont les premiers
concernés par labandon de ces trois liaisons: depuis peu, quelque 60%
des 220 employés de Baboo vit, en effet, sous le régime du chômage
partiel. «Il sagit là de mesures temporaires et flexibles nous
permettant de préserver lemploi et déviter les licenciements. Cest
essentiellement le personnel navigant qui est concerné par le chômage
partiel limité sur une période de six mois et renouvelable deux fois»,
précise le patron de Baboo.
Mais la compagnie sen tiendra là. Elle planche actuellement sur
différents projets importants devant lui permettre de conserver tout
son potentiel humain. Parmi ces fameux projets figure la conclusion
avant la fin de lannée de trois ou quatre accords de codeshare, qui
devraient être officialisés dans un avenir proche et qui, selon
certaines sources, concerneraient un intéressant positionnement en
direction du sud.ꆱ

