Blended learning, un cocktail qui devrait porter ses fruits (Edition 2013-35)

Mise en place de l’e-learning

Très en vogue dans plusieurs secteurs de formation, le «blended learning» arrive dans la branche et s’appliquera à la volée des apprentis 2013-2016. Comme toute nouveauté, il y a fort à parier que l’on n’évitera pas les froncements de sourcils de certains, tandis que d’autres seront peut-être sur la réserve, plus par peur de l’inconnu que par conviction profonde. Pourtant, le concept n’a pas de quoi inquiéter dans la mesure où il devrait permettre une meilleure mise à niveau, tout en se révélant moins rébarbatif qu’un cours en classe.

Le problème que rencontre l’éducation aujourd’hui, et pas seulement au niveau de l’apprentissage, c’est la disparité des connaissances de chacun. Face à une vingtaine d’élèves ou plus, un enseignant peut difficilement s’assurer que tous disposent des mêmes connaissances de base. On retrouve alors deux cas de figure: soit le niveau est abaissé pour permettre à tout le monde de suivre (et dans ce cas, les plus doués s’ennuient), soit le niveau est maintenu et les moins doués sont abandonnés à leur sort.

L’approche du e-learning permet de réduire une partie des cours donnés en classe et de les remplacer par des modules d’autoformation. Pour autant, l’élève n’est pas abandonné à lui-même: il bénéficie simplement, d’une part, d’une responsabilisation, et d’autre part d’un outil qui lui permet d’aller à son propre rythme, sans avoir à se sentir dévalué ou ressentir de pression externe. De plus, la majeure partie des modules est liée à des cours donnés en salle. Au final, la situation permet à chacune et chacun de se préparer de manière suffisante pour n’avoir aucun handicap lorsqu’une matière donnée est abordée.

D’un aspect un peu plus théorique, la démarche du e-learning s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle. Internet a rendu accessible une masse importante d’information. Dès lors, prendre l’habitude de s’informer, voire de se former, sans pour autant perdre de vue la notion critique de la valeur de l’information, ne peut avoir que des effets positifs. Si c’est en forgeant que l’on devient forgeron, les apprentis n’acquerront pas moins et en apprenant de la sorte.

Cédric Diserens