Concernant les Preferred Fares, Amadeus reste très confiant (Edition 2009-13)

Le GDS prolonge ses remboursements jusqu’à la fin du mois d’avril. Pourtant, Cornel Küng, directeur pour la Suisse, reste confiant.

Dans le cadre des négociations entre Amadeus et les partenaires aériens
Swiss International Air Lines et Lufthansa, un nouveau tournant a eu
lieu jeudi 19 mars dernier. Amadeus envoyait en effet à ses clients,
une information indiquant la prolongation de remboursement de la
surtaxe des Preferred Fares Lufthansa et Swiss en Suisse.

Le GDS justifie cette décision par «les conditions économiques
difficiles, nous avons décidé de prolonger le remboursement de la
surtaxe jusqu’au 30 avril 2009.» Par ailleurs, Amadeus rappelle que les
négociations sont toujours en cour. «Nous ne ménageons aucun effort
pour trouver une solution à long terme avec Lufthansa et Swiss et nous
sommes confiants qu’un arrangement puisse être trouvé.» De nouvelles
informations devraient, toujours selon le communiqué, suivre «dès que
possible et au plus tard vers mi-avril.»

Pour sa part, Cornel Küng, Country Manager Switzerland, affirme être
conscient de l’image que donne cette situation. «Nous sommes conscients
que nos clients et partenaires pourraient percevoir cela comme une
négociation désespérée. Toutefois, nous les avons contactés et avons
expliqué qu’il s’agit là d’une situation complexe, de négociations
bilatérales, avec des implications immenses.»

Le sujet dépasse les frontières helvétiques. «Nous devons trouver un
équilibre qui nous permette d’aboutir à des solutions durables. Et cela
doit se faire en prenant en considération les besoins de chaque
marché.» Et Cornel Küng d’ajouter: «Si nous n’étions pas certains
qu’une solution pouvait être trouvée, nous n’aurions pas fait
l’investissement  que représente le remboursement de la surtaxe
pour les Preferred Fares.»

Si le risque de voir d’autres compagnies suivre le modèle de
Lufthansa/Swiss est réel, Cornel Küng se veut également confiant dans
le rôle de pionnier que le règlement du cas pourrait avoir. «D’un
certain point de vue, nous savons que certaines compagnies sont dans
l’expectative de ce qui sortira de ces négociations. Ce que nous
souhaitons éviter à tout point, c’est que chaque compagnie se lance
avec son propre système. La situation deviendrait alors vite difficile
à gérer.»

Une solution devrait donc être trouvée, même si de l’aveu de Cornel Küng «le quand et le comment restent deux inconnues.»

Cédric Diserens