Crise financière encore discrète (Edition 2008-43)

Si tout le monde reste prudent, peu d’effets de la crise sont encore à déplorer pour le moment.

Les agences de voyages interrogées par TRAVEL INSIDE sont presque
unanimes: il est encore trop tôt pour observer des effets liés à la
crise financière actuelle. «En ce qui concerne Zénith Voyages, nous
n’observons encore rien d’anormal, confie Philippe Haussauer. Il ne
faut pas oublier que nous sommes en période de vacances scolaires, ce
qui se traduit par une certaine accalmie. Quant aux chiffres, l’année
que nous terminons est très bonne. Et le report sur 2009 est pour le
moment assez similaire à celui de l’année passée.»

Chez Montreux Voyages, Anne-Marie Olivier relève: «Nous n’observons pas
d’effet pour le moment. Outre le calme dû à la période de vacances,
rien de significatif n’est à observer. C’est une chose qui est
difficile à sonder. Mais nous n’avons pas eu d’annulation
particulière.» Du côté de l’agence de voyages Albertsen à Lausanne,
Barbara Zbinden tempère: «Nous avons à traiter une demande d’annulation
qui a été attribuée aux pertes en bourse. Mais en dehors de cela,
l’activité reste encore normale pour une période de vacances scolaires.»

Du côté de l’agence Lathion Voyages à Sion, Marie-Pierre Poulain
déclare: «En Valais, la période est très calme, car nous avons eu les
vendanges, le comptoir et les vacances scolaires. On observe néanmoins
une tendance de la clientèle à être plus regardante sur le prix. Le
phénomène qui en découle est plus un downgrading qu’une annulation.»
Pour Delta Voyages, Jacques Grosjean ne déplore aucun effet
remarquable: «Nous sommes dans une situation de calme, mais c’est
typique de la période des vacances scolaires. En dehors de cela, nous
n’avons pas d’effet, ni dans le secteur du tourisme, ni dans le
commercial.»

Chez Transcontinental, Claude Luterbacher est très serein: «Il
semble inévitable que nous devrons tous faire face à un impact de la
crise économique. Nous avons eu une annulation pour des vacances
d’octobre en raison de la crise et nous observons un petit
ralentissement. Mais c’est une des deux réactions qui peut se produire.
L’autre, c’est celle d’une opportunité à saisir: celle de conforter ses
relations commerciales. C’est ce qui devrait se faire entre les
différents acteurs de notre secteur, notamment les compagnies
aériennes.»

Enfin Sonja Laborde, présidente de la Travel Professionnals Association
(TPA), observe: «Pour le moment, outre des clients qui souhaitent
savoir s’ils pourront observer le marché tout en étant en vacances,
nous n’avons pas vraiment d’annulation à déplorer.
Actuellement, il semblerait qu’il n’y ait pas encore d’effet auprès de
la clientèle et que l’on assiste à une sorte d’euphorie avant la crise.»

Cédric Diserens