Autant convient-il dappréhender la deuxième version de lenquête de lAVP sous un angle positif et constructif, autant faut-il considérer lidée de renégocier dans les plus brefs délais le fameux Travel Agents Handbook de lIATA (ou Manuel de lagent de voyages) comme un signe de ras-le-bol complet.
Pour les agences de voyages agréées IATA, cette institution nest plus quun bureau dencaissement multipliant en parallèle les résolutions contraignantes et ne joue plus depuis longtemps le rôle de trait dunion qui était le sien lorsquelle contrôlait les relations entre fournisseurs et distributeurs.
Dans le contexte élargi du sondage AVP, le Travel Agents Handbook est dans le collimateur des agences de voyages, qui le jugent aujourdhui aussi utile quun ancien bottin de téléphone. Depuis longtemps, certains montent au front et tirent à -boulets rouges sur ce document obsolète sans utilité aucune. Là, force est de reconnaître que les agences nont que faire de ce manuel uniquement actualisé sur sa page de garde.
Pour le reste, elles subissent toutes autant quelles sont les diktats des airlines, en particuliers les compagnies aériennes étrangères qui font très souvent peu de cas de la réalité locale.
Les moyens de télécommunication daujourdhui permettraient aux agences darriver rapidement à leurs fins, pour autant que toutes tirent à la même corde. Car pour faire plier un organisme comme lIATA, seule lunion fera la force. Au niveau national, lidée est dores et déjà lancée. Mieux, elle devrait être débattue en septembre lors dune rencontre qui réunira les fédérations suisse, allemande et autrichienne dagents de voyages.
Réunis, les trois pays représentent tout de même un sacré morceau en termes de volume BSP. Rallier ensuite à leur cause le SNAV français ou dautres groupement nationaux devrait nêtre quune formalité pour autant que lon active ensemble le même processus, sous le toit de lECTAA, qui apportera une bénédiction européenne et continentale à une initiative lancée dans la cité de Calvin.
De loin, le combat paraît inégal, lIATA ne semblant guère disposée à faire passer sous le joug des agences son propre fonds de commerce, à savoir les compagnies aériennes. Mais cette fois-ci, la menace ne devrait pas rester lettre morte. Tout simplement en raison du fait que les agences, quelle que soient leur taille, ne peuvent plus adapter dans leur quotidien les multiples directives unilatérales de cinquante compagnies aériennes on-line et accepter quun manuel officiel ne serve même pas à les prémunir de certains abus dautorité.

