Face à la crise, Kuoni en appelle à la solidarité de ses cadres (Edition 2009-29)

Ceux-ci ont jusqu’à la mi-juillet pour signifier leur décision quant au renoncement de la moitié d’un salaire mensuel.

La direction du groupe Kuoni et la direction de Kuoni Suisse ont
accepté de renoncer librement à la moitié d’un salaire mensuel pour
cette année. De plus, les cadres de Kuoni Suisse jusqu’au niveau 3,
auquel appartiennent également les quelques 120 chefs de filiales, ont
été priés de suivre cet exemple, bien évidemment sans aucune obligation.

Max E. Katz, Chief Financial Officer (CFO) et membre de la direction du
groupe a déclaré à TRAVEL INSIDE: «Le conseil d’administration va
également renoncer à une part de ses revenus. Je pense qu’une grande
partie des cadres interrogés apporteront leur contribution à cette
mesure de réduction des coûts en cette période difficile. Cependant,
c’est une décision individuelle et nous devons également accepter une
réponse négative. Les intéressés peuvent s’exprimer jusqu’à la
mi-juillet.»

En Suisse, la mesure concerne près de 200 personnes. Des programmes
similaires sont appliqués par Kuoni dans d’autres pays. «En Suisse
romande, cela représente près de 25 personnes, précise Serge Bacher,
directeur de Kuoni Suisse romande. Si aucun pourcentage précis n’est
attendu, je crois que l’on ne doit pas être loin du 100%. C’est une
mesure perçue comme une très forte solidarité.»

Cette proposition semble donc trouver un écho positif. «Personne ne
sait l’ampleur de la crise, mais nous devons trouver le moyen de faire
face tout en gardant les gens et le savoir-faire pour
le moment où viendra le temps de la reprise.»

Max E. Katz précise encore que le salaire réduit serait versé en
novembre. «C’est la période à laquelle nous versons également le
treizième salaire. Et cela ne change rien de dire qu’il s’agit d’une
moitié du salaire normal ou d’une moitié du treizième.»

Selon nos estimations, cette économie pourrait atteindre le million de
francs pour Kuoni Suisse. Toutefois, Max E. Katz se refuse à tout
commentaire. «Je ne souhaite pas m’exprimer sur les chiffres. C’est une
contribution à la réduction des coûts, et cela devrait nous permettre
d’éviter le temps partiel ou d’autres mesures comme les congés
non-payés. Nous allons garder les coûts sous contrôle, afin de diriger
l’entreprise au mieux.»