Fly A, le pari de Julian Cook (Edition 2012-23)

Le fondateur et ancien patron de Flybaboo se lance dans le long-courrier Low Cost.

Julian Cook entend créer une nouvelle compagnie aérienne long-courrier active dans le segment Low Cost. Fly A doit prendre son envol avec trois Airbus A330 et quelque 200 employés. Dans les cinq ans, les effectifs devraient grimper à 1000 collaborateurs. Les A330 de Fly A feront l’objet d’un leasing opérationnel, avec configuration «full Eco» et une capacité de plus de 400 sièges. 

Objectif initial: desservir des métropoles nord-américaines à fort potentiel de clientèle (New York, Boston, Miami, Montréal) au départ de plusieurs villes d’Europe (Paris, Londres) et à des tarifs bon marché, avec des prix d’appel autour des 100 francs. En 2010, Julian Cook avait fondé à Genève Fly Africa Holding, qui devait opérer des vols bon marché en Afrique de l’ouest. Cette dernière s’est transformée en Fly A Holding, sise à Genève.

«Si nous avons abandonné en 2011 le projet Fly Africa, c’est en raisons des multiples risques aéro-politiques que l’on encourt en Afrique. Aujourd’hui, Fly A Holding a son siège à Genève mais la compagnie Fly A sera une airline européenne afin de bénéficier de l’accord Open Sky entre les USA et l’Europe», note Julian Cook, qui sera le CEO de la nouvelle compagnie.  

«Une équipe de professionnels au bénéfice d’une grande expérience et des directeurs provenant de compagnies leaders comme Ryanair et Virgin formeront l’ossature directionnelle de Fly A. Dans l’absolu, notre Business Plan ne s’inspire pas spécifiquement de celui d’Easyjet mais du modèle Low Cost en général. Nous l’avons adapté à notre positionnement. Je veux créer un ‹esprit Baboo› avec un produit sympa. Le fait qu’absolument tout sera payant à bord constituera la seule différence», poursuit Julian Cook.

En termes de réseau, Fly A a identifié plus d’une vingtaine d’aéroports européens ayant un potentiel suffisant pour des vols sur New York et d’autres destinations nord-américaines. Les fréquences seront adaptées à la taille de chacun des marchés. 

«Avant de déposer une demande de slots, il faut obtenir un AOC (Air Operator Certificate). Nous le ferons dans les deux à trois mois.»