Genève Aéroport ne veut pas faire plus, mais toujours mieux (Edition 2012-17)

La plate-forme genevoise poursuit sa croissance sur des bases structurelles solides.

Les records sont faits pour être battus, ce qu’a réussi Genève Aéroport en 2011. Trafic, chiffres d’affaires et bénéfice net ont pris l’ascenseur. En baisse de CHF 26 millions, l’endettement se situe désormais au niveau le plus bas des dix dernières années. 

En termes de trafic, le record 2011 a dopé les résultats au-delà des prévisions initiales. A 13,130 millions de passagers commerciaux, la hausse est de 10,5%, avec de très forts pics observés durant les mois de mars et de juillet. «2011 aura été l’année du Golfe, note Robert Deillon, directeur général. Emirates fait désormais une apparition quotidienne sur notre tarmac alors qu’Etihad et Qatar Airways ont renforcé leur offre, elle aussi quotidienne. L’an dernier, nous ne proposions pas moins de 30 vols par semaine vers la Péninsule arabique.»

Outre Easyjet qui consolide encore sa position de numéro un à Genève, le directeur de l’aéroport souligne aussi le fort positionnement de Swiss à Genève: «Des capacités supplémentaires ont été allouées à Genève, qui ont permis d’ouvrir Madrid et de renforcer l’offre sur Athènes, Barcelone, London-City et Moscou. Ce faisant, Swiss a enregistré une remarquable augmentation de trafic l’an dernier à Genève (plus 18%). La compagnie dépasse ainsi pour la première fois le seuil des 15% de parts de marché.»

Mais comme le rappelle le président François Longchamp, le but ultime ne consiste pas à faire toujours plus, mais à faire toujours mieux. Orienté clients, Genève Aéroport a procédé à différentes adaptations l’an dernier (ouverture du Visitor’s Center, refonte de la signalétique, nouvelles ornes de check-in, réaménagement de la zone Arrivée, ouverture de duty-free shops à l’arrivée, etc.). En parallèle, les travaux préparatoires au gros chantier de l’Aile Est ont débuté. Pour François Longchamp, on poursuivra dans cette voie en 2012: malgré un environnement économique plus difficile, investir afin que les citoyens, les touristes et les entreprises puissent compter sur un partenaire fort.

Un partenaire qui poursuit d’ailleurs sur sa lancée: le premier trimestre a été marqué par une nouvelle croissance de trafic de 5,3%, à 3,695 millions de passagers. Le nombre de mouvements d’avions affiche aussi une faible progression de 1,6% (50323).

Dominique Sudan