Selon Mathieu Rochat, responsable de Kontiki-Saga en Suisse romande,
cette année sera celle de lEcosse. Bien que la fermeture de
Falcontravel à Lausanne ait joué un rôle dans laugmentation, il relève
toutefois que la production trouve un écho auprès de la clientèle.
«Nous avons un certain succès avec les autotours, notamment avec des
nuitées dans les châteaux. Pour autant, nous navons pas observé
deffet dû à la baisse de la Livre.» Pour laérien, British Airways a
renoué avec le succès, laissant derrière les problèmes du démarrage du
T5. «KLM et Lufthansa sont deux autres alternatives demandées, de même
que BMI au départ de Zurich.»
Pour la Scandinavie, autre vedette du tour-opérateur, les résultats de
lhiver dernier sont bons. «Si le charter de Genève a été annulé, cest
simplement parce que la demande nétait pas assez grande pour remplir
lappareil affrété. Nous sommes plus à la recherche dun appareil du
type de ceux opérés par Baboo.»
Bien entendu, les croisières à bord de lHurtigruten restent une valeur
sûre. «Nous bénéficions de notre vol charter sur Röros, à proximité de
Trondheim.» Ce vol triangulaire relie Zurich à Röros et Karlstadt. Afin
de répondre à la crise, le produit Hurtigruten bénéficie doffres
spéciales. «Les
offres First Minute sont valables jusquen décembre pour lannée
suivante au lieu de fin septembre. De plus, les repeaters bénéficient
de rabais cumulables avec dautres promotions.»
Les autotours constituent le deuxième produit favori pour la région.
«Le Cap Nord est un incontournable. Les combinés de pays sont très
demandés. En résumé, lobjectif des voyageurs est de voir un maximum.»
En revanche, la demande pour les motorhomes reste stable. «Nous
disposons dun charter sur Umea (Suède). Les itinéraires sont dune
semaine pour aller au Cap Nord, ou de deux semaines en combinant les
Lofoten.»
Troisième produit vedette, les locations de maisons de vacances à
Joensuu (Finlande). «La formule comprend un forfait vol, voiture et
maison. Cest un produit très prisé de ceux qui recherchent à sévader
et prendre un bol de nature.» En revanche, difficile dobserver une
vrai demande pour les séjours intervilles. «Il est vrai que Stockholm
et Helsinki ont une offre intéressante. Mais de là à y voir des
destinations intervilles
Quant à la venue dEasyjet sur Stockholm,
nous navons rien vu de très inquiétant. Tout au plus y aura-t-il une
légère croissance des demandes pour des arrangements terrestres
uniquement.» A cela sajoutent des classiques comme le Groenland ou le
Spitzberg.
La Russie, dernière venue dans la production de Kontiki-Saga, semble
plutôt bien installée. «Nous avons une personne qui connaît très bien
la destination au sein de léquipe. Nous sommes plutôt contents des
résultats.» LIslande, quant à elle, bénéficie de leffet négatif des
médias. Le charter sur Reykjavik a subit quelques petites
modifications. «Nous avons changé pour Iceland Air simplement en raison
de la taille de lavion. En effet, nous sommes passés de 140 sièges à
120, mais la rotation est un peu plus longue puisquelle va jusquau 15
août.»
Dans les produits peut-être plus apparentés à de la niche, il y a la
découverte du Spitzberg ou du Groenland à la carte, notamment à bord du
MS Fram. «Le tour du Spitzberg avec accompagnement francophone est un
produit qui séduit toujours.» Réalisé sous la direction de Christian
Kempf, chef dexpédition, ce voyage permet de découvrir les vastes
calottes, les toundras, les îles et falaises à oiseaux, ainsi que les
ours polaires. «Cest un produit merveilleux, mais il faut savoir que
cest un produit orienté sur lexpédition. Il faut donc une certaine
flexibilité.»
Cédric Diserens

