Kontiki-Saga encore plus proche (Edition 2009-29)

L’adage veut que le malheur des uns fasse le bonheur des autres. Tandis que alcontravel a fermé à Lausanne, Kontiki Saga reste.

Selon Mathieu Rochat, responsable de Kontiki-Saga en Suisse romande,
cette année sera celle de l’Ecosse. Bien que la fermeture de
Falcontravel à Lausanne ait joué un rôle dans l’augmentation, il relève
toutefois que la production trouve un écho auprès de la clientèle.
«Nous avons un certain succès avec les autotours, notamment avec des
nuitées dans les châteaux. Pour autant, nous n’avons pas observé
d’effet dû à la baisse de la Livre.» Pour l’aérien, British Airways a
renoué avec le succès, laissant derrière les problèmes du démarrage du
T5. «KLM et Lufthansa sont deux autres alternatives demandées, de même
que BMI au départ de Zurich.»

Pour la Scandinavie, autre vedette du tour-opérateur, les résultats de
l’hiver dernier sont bons. «Si le charter de Genève a été annulé, c’est
simplement parce que la demande n’était pas assez grande pour remplir
l’appareil affrété. Nous sommes plus à la recherche d’un appareil du
type de ceux opérés par Baboo.»

Bien entendu, les croisières à bord de l’Hurtigruten restent une valeur
sûre. «Nous bénéficions de notre vol charter sur Röros, à proximité de
Trondheim.» Ce vol triangulaire relie Zurich à Röros et Karlstadt. Afin
de répondre à la crise, le produit Hurtigruten bénéficie d’offres
spéciales. «Les
offres First Minute sont valables jusqu’en décembre pour l’année
suivante au lieu de fin septembre. De plus, les repeaters bénéficient
de rabais cumulables avec d’autres promotions.»
Les autotours constituent le deuxième produit favori pour la région.
«Le Cap Nord est un incontournable. Les combinés de pays sont très
demandés. En résumé, l’objectif des voyageurs est de voir un maximum.»
En revanche, la demande pour les motorhomes reste stable. «Nous
disposons d’un charter sur Umea (Suède). Les itinéraires sont d’une
semaine pour aller au Cap Nord, ou de deux semaines en combinant les
Lofoten.»

Troisième produit vedette, les locations de maisons de vacances à
Joensuu (Finlande). «La formule comprend un forfait vol, voiture et
maison. C’est un produit très prisé de ceux qui recherchent à s’évader
et prendre un bol de nature.» En revanche, difficile d’observer une
vrai demande pour les séjours intervilles. «Il est vrai que Stockholm
et Helsinki ont une offre intéressante. Mais de là à y voir des
destinations intervilles… Quant à la venue d’Easyjet sur Stockholm,
nous n’avons rien vu de très inquiétant. Tout au plus y aura-t-il une
légère croissance des demandes pour des arrangements terrestres
uniquement.» A cela s’ajoutent des classiques comme le Groenland ou le
Spitzberg.

La Russie, dernière venue dans la production de Kontiki-Saga, semble
plutôt bien installée. «Nous avons une personne qui connaît très bien
la destination au sein de l’équipe. Nous sommes plutôt contents des
résultats.» L’Islande, quant à elle, bénéficie de l’effet négatif des
médias. Le charter sur Reykjavik a subit quelques petites
modifications. «Nous avons changé pour Iceland Air simplement en raison
de la taille de l’avion. En effet, nous sommes passés de 140 sièges à
120, mais la rotation est un peu plus longue puisqu’elle va jusqu’au 15
août.»

Dans les produits peut-être plus apparentés à de la niche, il y a la
découverte du Spitzberg ou du Groenland à la carte, notamment à bord du
MS Fram. «Le tour du Spitzberg avec accompagnement francophone est un
produit qui séduit toujours.» Réalisé sous la direction de Christian
Kempf, chef d’expédition, ce voyage permet de découvrir les vastes
calottes, les toundras, les îles et falaises à oiseaux, ainsi que les
ours polaires. «C’est un produit merveilleux, mais il faut savoir que
c’est un produit orienté sur l’expédition. Il faut donc une certaine
flexibilité.»

Cédric Diserens