La FIAAVF lorgne la Romandie (Edition 2013-37)

Ce nouvel organe professionnel estime que les forces économiques francophones doivent se structurer. TPA a été approché par la nouvelle Fédération.

Réagir face à la mondialisation économique et s’inspirer dans ce but du modèle anglo-saxon: telle est l’idée de base de la nouvelle Fédération internationale des associations d’agences de voyages francophones (FIAAVF) qui profitera du prochain salon IFTM Top Resa, à Paris, pour se profiler auprès des plus importantes destinations touristiques internationales.

«L’idée de base de la FIAAVF se résume en quelques mots: face à la mondiali-sation, les forces économiques francophones doivent se structurer et coordonner leurs actions, quels que soient les secteurs. La langue est une arme culturelle et économique. Les marchés anglo-saxons illustrent parfaitement ce fait. Nous devons parvenir à surmonter nos différences pour trouver rapidement les terrains d’actions politiques, commerciaux, législatifs, qui peuvent soutenir la relance de la profession d’agent de voyages francophone», résume le Belge Alain Voisot, à l’origine de la FIAAVF, qu’il préside également.

Les cibles de la FIAAVF sont des agences de voyages ou des groupements volontaires belges, français, québécois, luxembourgeois et romands. «A ce jour, nous avons des lettres d’intentions de plusieurs groupements, dont TPA en Suisse romande», poursuit Alain Voisot. «Effectivement, nous sommes en contact avec la FIAAVF depuis le lancement de l’idée. TPA n’étant représentatif que d’une partie de la francophonie dans notre pays, l’intérêt demeure donc tout relatif», indique Michel Ayer, président de TPA.

À cet obstacle s’ajoute la structure producteurs/distributeurs propre à la Suisse, avec de grandes disparités entre les parties alémanique et romande, mais un fort pourcentage de production en Suisse alémanique. 

«Comme en Belgique où la presque totalité de la production est flamande, l’excellence suisse est connue. Les petits pays ne peuvent pas s’offrir le luxe de faire n’importe quoi. Le marché est trop limité et l’on est vite repéré. Depuis 150 ans, les Suisses sont des pionniers du tourisme et surtout des créatifs. Mais l’expérience Kuoni en Belgique montre bien qu’il faut reprendre tout à zéro», répond Alain Voisot.