Réagir face à la mondialisation économique et sinspirer dans ce but du modèle anglo-saxon: telle est lidée de base de la nouvelle Fédération internationale des associations dagences de voyages francophones (FIAAVF) qui profitera du prochain salon IFTM Top Resa, à Paris, pour se profiler auprès des plus importantes destinations touristiques internationales.
«Lidée de base de la FIAAVF se résume en quelques mots: face à la mondiali-sation, les forces économiques francophones doivent se structurer et coordonner leurs actions, quels que soient les secteurs. La langue est une arme culturelle et économique. Les marchés anglo-saxons illustrent parfaitement ce fait. Nous devons parvenir à surmonter nos différences pour trouver rapidement les terrains dactions politiques, commerciaux, législatifs, qui peuvent soutenir la relance de la profession dagent de voyages francophone», résume le Belge Alain Voisot, à lorigine de la FIAAVF, quil préside également.
Les cibles de la FIAAVF sont des agences de voyages ou des groupements volontaires belges, français, québécois, luxembourgeois et romands. «A ce jour, nous avons des lettres dintentions de plusieurs groupements, dont TPA en Suisse romande», poursuit Alain Voisot. «Effectivement, nous sommes en contact avec la FIAAVF depuis le lancement de lidée. TPA nétant représentatif que dune partie de la francophonie dans notre pays, lintérêt demeure donc tout relatif», indique Michel Ayer, président de TPA.
À cet obstacle sajoute la structure producteurs/distributeurs propre à la Suisse, avec de grandes disparités entre les parties alémanique et romande, mais un fort pourcentage de production en Suisse alémanique.
«Comme en Belgique où la presque totalité de la production est flamande, lexcellence suisse est connue. Les petits pays ne peuvent pas soffrir le luxe de faire nimporte quoi. Le marché est trop limité et lon est vite repéré. Depuis 150 ans, les Suisses sont des pionniers du tourisme et surtout des créatifs. Mais lexpérience Kuoni en Belgique montre bien quil faut reprendre tout à zéro», répond Alain Voisot.

