«La priorité est de mutiplier les partenariats» (Edition 2009-39)

Jacques Bankir, CEO de Baboo, face au développement annoncé.

Vous êtes plus proches d’Air France que jamais. L’entrée dans Skyteam est-elle maintenant d’actualité?
L’entrée dans une alliance est une grosse affaire. Pour le moment la
politique est de multiplier les partenariats sur le plus de lignes
possibles: Olympic en décembre 2008 et Air France en juillet dernier
sont les premiers.

Ne craignez-vous pas un problème de surcapacité sur London City avec Swiss et Baboo?
Nous offrons 148 sièges par jour dans chaque sens. Cela représente
environ 5% de l’offre totale vers les cinq aéroports londoniens qui a
parfois été encore supérieure. On ne peut donc parler de surcapacité.
Mais notre offre s’adresse à la clientèle qui est sensible à notre
produit et à notre slogan «Live well, fly Baboo».

Pourquoi n’avez-vous aucun accord de codeshare avec Alitalia sur Milan-Malpensa?
Le monde ne se fait pas en un jour.

Existe-t-il vraiment une demande suffisante sur Marseille?
Nous ouvrons la ligne parce que nous y croyons. A noter que nous
opérons trois lignes qui se complètent avec une rotation
Genève–Milan–Marseille–Genève le matin et Genève–Marseille–Milan–Genève
le soir.

Qui prend le relais à London City vers Dundee, Dublin et Edimbourg?
Ce seront des continuations sur Air France qui, avec ses filiales
CityJet et VLM, offrira cet hiver près de 600 vols par semaine au
départ ou à destination de London City Airport. Cet aéroport aux portes
de la City qui ressemble à un terminal pour jet d’affaires est
particulièrement «user friendly» et les correspondances y seront très
confortables.

D’une façon générale, comment se porte Baboo en cette période morose?
La compagnie de Suisse romande se porte bien, comme le montrent notre
réseau et nos remplissages, très supérieurs à l’an dernier.

Quid de l’extension de la flotte?
Nous utilisons au maximum nos cinq avions dernier cri. Nous ajouterons
des avions quand les résultats de ce que nous lançons aujourd’hui
seront là et quand la fin de la crise sera avérée.    

DS