La proximité est aussi valable pour les pros! (Edition 2012-35)

L’importance du relationnel dans la branche

De nombreux secteurs commerciaux l’on compris: la proximité est l’élément essentiel pour faire face à un monde qui se tourne de plus en plus vers mondialisation semblant inéluctable. Mais alors qu’on délocalise à tour de bras, on se rend compte que le service a plus de valeur lorsqu’il est proche des clients. Il suffit de prendre pour exemple les épiceries de quartiers qui gagnent lentement, mais sûrement, des parts sur les grandes surfaces.

Et si ce qui était bon pour les clients l’était aussi pour les professionnels? La branche des voyages est petite, et c’est encore plus vrai lorsque l’on se penche sur la Suisse romande. Les professionnels se connaissent et, souvent, ont déjà eu l’occasion de se croiser lors de soirées ou autres voyages d’étude. Pourtant, il semble qu’il y ait aujourd’hui un manque dans ce domaine. Alors que tout doit aller très vite, il devient difficile de prendre le temps de se voir et de se rencontrer. Preuve de cette lacune: le succès de la formule IAWA lancée en 2009. Ces événements informels, sans aucune vocation éducative, sont une occasion pour chacune et chacun de se rencontrer en terrain neutre, sans risque de conflit d’intérêt ou d’une quelconque question de concurrence. Autre preuve de ce besoin: le succès du tournoi Fun & Beach, né de l’association entre VT Vacances et TAP Portugal, ou de la récente Pearl Cup d’Albertsen et Départ Voyages. Car ces événements ont tout de même la particularité de se dérouler un samedi et d’attirer des professionnels (pas loin d’une centaine dans les deux) provenant de pratiquement toute la Suisse romande.

Cela prouve donc qu’en dépit de la masse d’information et de la multiplication des soirées et événements, il est toujours possible de mobiliser et rassembler les professionnels pour une occasion donnée. Plus encore, cela démontre que la branche des voyages, peut-être plus que tout autre secteur, a besoin du relationnel humain, sans forcément avoir besoin du cadre parfois rigide d’un groupe ou d’une amicale.

D’une certaine manière, c’est ce que propose aujourd’hui de mettre en avant le TTW, qu’il soit à Genève ou Zurich. De par son côté professionnel, le salon n’offre pas d’évasion aussi ludique que les événements précités, mais il se place dans un contexte unique où s’accordent le contact en terrain neutre et le relationnel humain, ainsi que l’avaient souligné les apprentis dans leurs comptes-rendus et observations sur l’édition 2011. 

Cédric Diserens