La relève de la branche scrutée par l’expérience (Edition 2014-17)

Nomination de neuf nouveaux experts formés

Même s’il ne s’agit pas là d’une révolution, la nomination de neuf experts pour les examens finaux d’apprentissage de la branche des voyages en Suisse romande est un signal positif. En effet, ceux qui ont acquis de l’expérience se soucient de la pérennité du secteur et s’investissent personnellement. Au jour d’aujourd’hui, c’est une volonté qui mérite d’être saluée.

Mieux, la sélection a pu se faire en respectant les critères d’équité avec des professionnels actifs tant dans le domaine des voyages de loisir, que dans celui des voyages d’affaires. Au final, l’équipe complète des experts disponibles en Suisse romande compte désormais trente-deux membres. Cela permet d’envisager l’organisation d’examens dans des conditions optimales, avec à la clé des apprentis évalués de manière objective et concrète.

En somme, c’est bien de cela qu’il s’agit. L’apprentissage ne suffit pas en soi. S’il apporte les connaissances, c’est l’examen qui permet d’en mesurer la quantité retenue au fil des années. Et l’expert apporte pour sa part un vécu professionnel précieux, permettant de tendre un pont entre les exigences de l’examen oral et la réalité du travail. Une qualité essentielle à l’existence et la survie du système dual que certains pays envient à la Suisse.

La tâche n’est pas anodine, puisqu’il devra donc élaborer un cas, endosser le costume d’un client à l’occasion d’un jeu de rôle qui permet d’examiner les connaissances et aptitudes de l’apprenti, mais également être en mesure de noter la prestation de celui-ci. L’expert doit donc tour à tour jouer le rôle d’examinateur et d’évaluateur des candidats se présentant à l’examen final.

Et tout cela dans un cadre où la priorité est d’assurer à toutes et à tous une équité de traitement, évitant ainsi que tout facteur externe ne vienne remettre en doute l’objectivité de l’expert. Une pierre qui s’ajoute à la fondation d’une relève solide.

Cédric Diserens