L’Afrique du Sud révisera la loi sur l’immigration le 1er octobre (Edition 2014-25)

Celle-ci se veut une meilleure protection contre le trafic d’enfants.

Initialement prévue pour le 1er juillet, son entrée en vigueur a été reportée au 1er octobre prochain même si des cas de refus sont déjà recensés. L’une d’entre elles porte sur les voyages avec des enfants de moins de 18 ans. La réforme, menée par le nouveau ministre de l’Intérieur, Malusi Gigaba, vise une meilleure lutte contre le trafic des enfants.

Concrètement, les enfants qui voyageront dans le pays devront posséder un certificat de naissance. Cela s’applique pour les enfants voyageant avec leurs parents. Dans le cas où un seul des parents participe au voyage, celui-ci doit en outre fournir une autorisation de l’autre parent figurant sur le certificat de naissance, un ordre du tribunal accordant l’entier du droit parental ou la garde légale de l’enfant, ou, si le second parent est décédé, un certificat de décès. La situation est différente dans le cas d’adultes voyageant avec un enfant qui n’est pas leur enfant biologique: outre le certificat de naissance, une autorisation écrite des deux parents ou du représentant légal, des copies de leurs papiers d’identité, ainsi que leurs contacts détaillés sont nécessaires. Dans le cas de mineur non accompagné, une autorisation de l’un ou des deux parents (ou représentant légal), une lettre de la personne censée accueillir l’enfant et une copie des papiers d’identité de cette même personne doivent être présentés.

En Suisse, les voyagistes romands ont découvert cette nouvelle réglementation la semaine dernière. S’ils sont désormais tous informés, beaucoup de questions restent en suspens. Suzanne Valtente, PM Afrique chez Jerrycan Voyages s’attend à d’éventuels problèmes en fonction des cas, notamment dans le cas de parents de différentes nationalités. Rolf Weber, directeur Stohler Tours, compte sur une certaine souplesse de la part de la destination: «L’application de la réglementation ne sera peut-être pas aussi drastique que l’on pourrait le craindre.» Christelle Cagliesi, PM Afrique chez Tourisme Pour Tous, est aussi d’avis qu’une certaine souplesse sera de mise dans certains cas: «Je pense que si les parents et l’enfant ont le même nom de famille, les autorités se montreront compré-hensives.» 

En revanche, le cas de voyage d’un seul parent avec enfant peut s’avérer plus surveillé. On parle déjà de cas où un parent seul ne disposant pas de l’autorisation du conjoint aurait été refoulé à la frontière. Tous ont réagi et informent les clients au fur et à mesure. Christelle Cagliesi indique qu’une mention particulière figure dans les offres depuis la semaine dernière. Chez Voyageplan, Céline Leray précise que les agences concernées sont actuellement contactées.