Lexercice passé a réellement été celui de tous les records pour lAéroport International de
Genève (AIG). En termes de trafic et de mouvements davions, les
résultats étaient déjà connus depuis plusieurs mois: 11,522 millions de
passagers, soit une hausse de 5,7% par rapport à 2007, et une
augmentation de 1,5% des mouvements davions, à 190113. Au plan
financier, les résultats sont également spectaculaires: le chiffre
daffaires a atteint CHF 301,184 millions (plus 7%) alors que le
bénéfice net a fait un bond de 18%, à CHF 60,894 millions. Enfin, lAIG
a investi lan dernier CHF 86 millions dans la première étape du plan
directeur 20072015 (extension du terminal principal, construction du
satellite 10 et adaptation aux normes Schengen).
Malgré le fait quil doit rétrocéder la moitié de son bénéfice à lEtat
de Genève, lAIG se félicite aussi du bon équilibre obtenu entre les
recettes purement aéronautiques (redevances atterrissages et passagers
représentant 49,2% du total, et les recettes non-aéronautiques (plus
2,3% pour les recettes commerciales, plus 3% pour les parkings, etc.)
qui sélèvent à 50,7%.
Mais il est clair que lAIG nest pas épargné par le marasme économique
actuel, comme en témoignent les résultats des quatre premiers mois de
lannée. «Sur quatre mois, la baisse du nombre de passagers est de
6,05% et celle des mouvements davions supérieure à 10%. Quant au fret,
il affiche aussi un recul de près de 11%», commente Robert Deillon,
directeur général. Ces résultats provisoires ne plongent nullement la
direction de lAIG dans la sinistrose: ils sont encore largement
supérieurs à ceux obtenus il y a deux ans seulement.
Selon les prévisions de Robert Deillon, 2009, sauf catastrophe, devrait
se clore sur une baisse située entre 5 et 7%, taux qui demeurent eux
aussi exceptionnels en comparaison européenne.
DS

