Le collier de perles d’Albertsen (Edition 2009-23)

Quand le spécialiste de la Polynésie a repris Départ Voyages et ses destinations Caraïbes et océan Indien, il a fallu convaincre les agences que l’esprit de Départ ne s’évaporait pas dans les airs de yukulele.

Barbara Zbinden ne cache pas son soulagement alors que les différents
éléments laissaient craindre une année difficile pour la Polynésie.
Mais il faudra pondérer l’enthousiasme puisque les événements de
Guadeloupe vont durablement affecter le tourisme dans les Antilles
françaises… et donc Départ Antilles.

«La progression est de retour en Polynésie par rapport à une année 2008
moins bonne, analyse Barbara Zbinden, directrice d’Albertsen Voyages,
même si nous n’avons pas retrouvé le niveau de 2007 qui était
excellent. Les hôteliers, dans des périodes plus difficiles pour la
destination, nous consentent des offres à prix très intéressants. Comme
elles ne sont pas en brochure, nous incitons vivement les agences à
nous contacter. Pour dire la vérité, nous constatons que les agents de
voyages connaissent peu la destination. Et quand il ne sait pas trop
quoi faire, c’est facile de bifurquer sur d’autres lieux de rêve comme
Maurice ou les Maldives. Nous travaillons donc beaucoup le conseil.»

Production Manager du TO, Stéphanie Degallier ajoute que l’île de
Pâques a pris sa place dans la brochure. La Nouvelle-Calédonie figure
aussi dans la production d’Albertsen avec un flyer de six pages qui va
être remis à jour.

Si l’on fait le tour de l’ensemble des productions, Barbara Zbinden
considère Départ Océan Indien comme la très bonne surprise 2008. «Nous
avons séparé le produit océan Indien après la reprise de Départ
Voyages. Les gens avaient Départ Antilles en tête mais pas Départ
Voyages. Avec notre brochure Les Perles de l’océan Indien, nous
assistons à une explosion de l’île Maurice, une forte progression de La
Réunion et des Seychelles. Je n’oublie pas Mayotte qui est une
nouveauté pour nous.»

Pour Départ Antilles, la situation de ces derniers mois en Guadeloupe
va poser un vrai problème. «C’est décevant pour le tourisme alors que
l’image était revenue, confirme Stéphanie Degallier. Les Antilles
françaises allient la diversité, le plaisir de la découverte et la
plage. Ce n’est pas une destination balnéaire comme les autres. Nous
allons d’ailleurs relancer notre produit-phare de Départ qui est le
Domaine de Belfond (Martinique) et organiser un voyage d’étude.»

Un effort important a été réalisé pour uniformiser les trois produits,
avec des brochures sous le signe de la perle (noire pour la Polynésie,
comme il se doit). Pour ce qui concerne le commissionnement, tout a été
remis en place. «Nous avons établi des paliers (jusqu’à 20000 francs,
entre 20001 et 70000 et jusqu’à 80000 francs). Le commissionnement est
très intéressant puisqu’il peut aller jusqu’à 15%.»

Alain Bossu



Stabiliser le style Départ avant de s’éparpiller

«Patrick Bourdain, c’était vraiment quelqu’un, commente Stéphanie
Degallier. Il fallait donc d’abord penser à stabiliser l’ensemble,
montrer aux agents de voyages qu’ils peuvent toujours aimer ce qu’ils
aimaient déjà dans Départ Voyages. Et j’ajoute que notre ambition est
d’essayer de faire encore mieux, toujours dans l’esprit Départ.» La
question est de savoir si le TO doit proposer toutes les Caraïbes. Cela
grossirait démesurément les catalogues. «En 2008, nous nous sommes
concentrés sur les produits. En 2009, la priorité était de se recentrer
sur le marché, chercher les partenariats avec les agences. Les
modifications sont toujours nécessaires, mais nous verrons plus
tard.»   

AB