Le facteur humain au cœur du rendez-vous (Edition 2012-25)

Regards des apprentis sur le TTW 2011

Lorsque l’on débute dans une profession, la prise de contact est -probablement l’étape la plus difficile. Même si le siècle actuel se veut celui des réseaux sociaux, tisser des liens n’est pas aisé quand on est en formation. Peur du regard de l’autre en raison d’une faible -expérience ou de l’étiquette «d’apprenti», simple timidité qu’il faut apprendre à combattre, les raisons sont diverses.

Les nombreux feedbacks et rapports de mission fournis ont permis de constater que lors de l’arrivée sur un stand, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Si l’est tout à fait concevable que l’approche utilisée ne soit peut-être pas toujours la meilleure, il faut que l’exposant s’interroge sur son rôle à jouer au sein de la manifestation et sur la valeur de l’image qu’il véhicule. A titre d’exemple, certains ont constaté sur certains stands un accueil peu engageant, tout en -relevant la qualité du produit.

Tous relèvent que de par sa neutralité, le TTW permet d’avoir un aperçu de ce qui existe sur le marché de Suisse romande, qui bien que petit, reste encore étoffé. Mais cela ne fait pas tout. Certains ont souligné que la manifestation permettait de mettre un visage sur une voix qu’ils ont eu au téléphone. A nouveau, c’est le moyen de -tisser un lien qui avec le temps peut se révéler inestimable.

Constamment jugés et évalués, les apprentis ont aussi un sens critique de la manière de présenter un produit. Certains relèvent une véritable passion, tandis que d’autres ont eu l’impression d’être en présence d’un automate qui récitait un texte sans émotion. L’aisance en français n’est pas à blâmer, car beaucoup ont su discuter en anglais lorsque cela s’avérait nécessaire. Mais d’autres encore ont constaté que les personnes présentes sur le stand n’étaient pas forcément à l’aise sur certains produits.

Quelle conclusion faut-il tirer de cela? Plus que jamais, le TTW est une plate-forme importante qui permet de se constituer un réseau. Dans le secteur du tourisme, peut-être plus qu’ailleurs, c’est un in-grédient essentiel. Mais tous doivent y contribuer, visiteurs, comme exposants. Il ne faut pas oublier que la présence au TTW, peu importe la taille de celui-ci, est une vitrine professionnelle. 

Si elle n’est pas soignée, alors la relève risque de s’en détourner. Soigner ses contacts existants, c’est bien. En créer de nouveaux, c’est mieux.