Plus de 3,8 millions de passagers par les TGV Lyria, dont environ 2,4
millions à linternational: autant dire que Christian Rossi, directeur
général de Lyria pavoise. «La courbe est bonne, avoue-t-il et cest
dautant plus satisfaisant que le potentiel est toujours très élevé.»
Le patron de Lyria constate en effet que la Suisse réalise 56% dun
chiffre daffaires qui a atteint 360 millions de francs. «Cette part
diminue parce que les Français vendent mieux Lyria. Le réservoir est
donc très élevé sur Paris comme sur lensemble de la Région
Ile-de-France.» La part de marché de laxe GenèveParis dépasse les 50%
avec 975000 passagers transportés pour un taux doccupation de 76%.
Pour Lyria, cet axe est toujours en plein essor et Christian Rossi
compte sur toutes les améliorations à venir, du service de restauration
à la place jusquau travail sur les ventes.
Laxe Lausanne a diminué de 1,4% avec un taux doccupation de 74%. En
cause, les horaires défavorables suite aux travaux sur la ligne. Le
problème concerne laxe Berne Neuchâtel, en perte de 10% sans compter
le trafic international. Le patron de Lyria ne cache pas non plus que
leffet Air France entre Berne et Paris va également jouer sur la
clientèle 1ère classe des TGV. «La baisse sensible est à mettre sur le
compte du transfert de trafic vers Bâle, poursuit Christian Rossi. Il
faut dire que le lancement de la ligne Zurich BâleParis, en juin
2007, est un très grand succès. «Sur cet axe, plus de 440000 passagers
ont emprunté les lignes TGV Lyria.»
Il noublie pas cependant quil y a encore beaucoup de choses à régler.
Il existe des «problèmes entre les systèmes de ventes SNCF et CFF. Les
premiers jouent la logique du prix, les seconds celles des horaires. Il
faut davantage travailler loffre Affaires. «Nous serons davantage
présents au niveau des sociétés. Sur Paris, beaucoup ignorent quil
existe autant de TGV entre Paris et Genève.»
AB

