Les TGV Lyria vont bon train (Edition 2009-06)

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 16,6% et une augmentation de trafic de 10%, Lyria a connu une très bonne année 2008.

Plus de 3,8 millions de passagers par les TGV Lyria, dont environ 2,4
millions à l’international: autant dire que Christian Rossi, directeur
général de Lyria pavoise. «La courbe est bonne, avoue-t-il et c’est
d’autant plus satisfaisant que le potentiel est toujours très élevé.»

Le patron de Lyria constate en effet que la Suisse réalise 56% d’un
chiffre d’affaires qui a atteint 360 millions de francs. «Cette part
diminue parce que les Français vendent mieux Lyria. Le réservoir est
donc très élevé sur Paris comme sur l’ensemble de la Région
Ile-de-France.» La part de marché de l’axe Genève–Paris dépasse les 50%
avec 975000 passagers transportés pour un taux d’occupation de 76%.
Pour Lyria, cet axe est toujours en plein essor et Christian Rossi
compte sur toutes les améliorations à venir, du service de restauration
à la place jusqu’au travail sur les ventes.
 
L’axe Lausanne a diminué de 1,4% avec un taux d’occupation de 74%. En
cause, les horaires défavorables suite aux travaux sur la ligne. Le
problème concerne l’axe Berne– Neuchâtel, en perte de 10% sans compter
le trafic international. Le patron de Lyria ne cache pas non plus que
l’effet Air France entre Berne et Paris va également jouer sur la
clientèle 1ère classe des TGV. «La baisse sensible est à mettre sur le
compte du transfert de trafic vers Bâle, poursuit Christian Rossi. Il
faut dire que le lancement de la ligne Zurich– Bâle–Paris, en juin
2007, est un très grand succès. «Sur cet axe, plus de 440000 passagers
ont emprunté les lignes TGV Lyria.»

Il n’oublie pas cependant qu’il y a encore beaucoup de choses à régler.
Il existe des «problèmes entre les systèmes de ventes SNCF et CFF. Les
premiers jouent la logique du prix, les seconds celles des horaires. Il
faut davantage travailler l’offre Affaires. «Nous serons davantage
présents au niveau des sociétés. Sur Paris, beaucoup ignorent qu’il
existe autant de TGV entre Paris et Genève.»   

AB