L’Ethiopie par Géo-Découverte (Edition 2010-21)

Le TO présente l’unique brochure consacrée entièrement à l’Ethiopie sur le marché suisse.

Objet, ou faudrait-il plutôt dire sujet de cœur de Luigi Cantamessa, l’Ethiopie semble être une passion contagieuse qui s’est répandue au sein de l’équipe de Géo-Découverte à Genève. Aujourd’hui, la destination connaît une sorte de consécration puisqu’un programme complet d’une douzaine de pages lui est consacré. «Ethiopie – L’aube du monde», le titre n’est pas choisi par hasard. A écouter Luigi Cantamessa en parler, on pourrait effectivement penser qu’il s’agit-là du berceau du monde. Sans compter que le pays est à lui tout seul un monde.

«L’Ethiopie donne l’impression d’un cadre bucolique, une image très naturelle et champêtre. On est ici bien loin de l’image désastreuse des années 1984-1985.» Désastreuse, l’image l’aura surtout été pour la suite. Car en Europe, et probablement dans d’autres pays d’Occident, c’est celle qui restera prédominante. Les images d’enfants affamés et de sols poussiéreux et désertiques s’imposeront alors comme illustratives du pays.

«85% des éthiopiens sont liés à l’agriculture. Le pays n’a pas de pollution industrielle. De plus, il dispose d’une grande réserve d’eau. Il ne faut pas oublier que le Nil Bleu prend sa source dans le lac Tana.» Le pays comporte un important capital d’animaux agricoles (bovins, caprins et ovins) et compte un important réseau de rivières et lacs. 

Un voyage en Ethiopie, c’est un voyage hors du temps. Dit ainsi, on pourrait penser à slogan marketing bon mar-ché. Pourtant, c’est une réalité. Tout d’abord, l’Ethiopie fonctionne selon un calendrier de treize mois. Ajoutez à cela une division du jour en deux fois douze heures: le jour de 06h00 à 18h00 et la nuit de 18h00 à 06h00. Lorsqu’il est 07h00 du matin, pour les Ethiopiens, il est 01h00 du jour. De quoi vraiment perdre tout ses repères. «Il ne faut cependant pas s’inquiéter, rassure Luigi Cantamessa. Les chauffeurs sur place savent faire la conversion avec notre système d’horaire. Cela évite les déconvenues lors de rendez-vous fixés.»

La confection d’une brochure a requis la réflexion de la nature même du programme. Que voir sur place?
«Le tourisme en Ethiopie remonte aux années 1950 où l’on promenait les touristes suivant une route que l’on nomme aujourd’hui la Route Histo-rique. Celle-ci se faisait de et vers Addis Abeba en cinq étapes: Tis Abay, Bahir Dar, Gonder, Axum et Lalibela. «Cette route se faisait et se propose toujours en voiture, avec peu de temps à chaque endroit. Nous avons choisi de programmer des étapes de deux, trois ou quatre jours, afin de rayonner et découvrir la région. Le logement offre un certain confort avec des petits lodges.»

Quels que soient ses atouts, il faut être conscient que l’Ethiopie est une destination essentiellement culturelle, elle reste donc de niche. «Ce n’est pas une destination qui intéressera le tourisme de masse, car il n’y a pas d’offre balnéaire.» Peu à peu, l’infra-structure touristique se développe et la construction de pistes permet petit à petit d’élargir le rayon de découvertes. «On gagne ainsi l’accès à d’autres sites de visite.»

Cédric Diserens

Quelques informations techniques

Trois types de variantes pour découvrir ce pays sont proposées. La formule haut de gamme consiste en un accompagnement au départ de Genève. Le guide est alors un des cinq collaborateurs spécialisés de Géo-Découverte. «Chacun a fait de l’Ethiopie un sujet d’étude.» La seconde option est un voyage accompagné avec un guide local. Enfin, la dernière option est celle du voyage individuel. «Dans ce cas, une discussion est faite au préalable afin d’adapter le programme aux envies et besoins du client.

Au niveau de l’aérien, les options sont nombreuses, que ce soit avec Ethiopian de Francfort ou de Rome, avec Turkish Airlines via Istanbul, Lufthansa via Francfort ou Egyptair via Le Caire.

CD

Richesse par la variété

A l’instar de nombreux pays, l’Ethiopie dispose de divers paysages. Mais la différence entre chacun d’entre eux est tout simplement impressionnante: au Nord, on trouve les hauts plateaux. «C’est la région de l’Abyssinie qui dispose d’un important patrimoine historique. A Axum, par exemple, se trouve la plus grande stèle taillée par l’homme.

Les obélisques d’Egypte ne sont donc pas seuls.» Au Sud, le paysage revêt un visage d’Afrique avec la vallée du Rift, même si la faune n’est pas aussi abondante qu’au Kenya. L’Est est marqué par le triangle d’Afar, une grande dépression située au-dessous du niveau de la mer. Dans cette région ont été trouvés de nombreux ossements de nos probables ancêtres, dont fait partie «Lucy». A l’extrémité est se trouve la République de Djibouti. «La ville est florissante», confie Luigi Cantamessa.

CD