Après le Printemps arabe qui a presque sonné le glas de la saison touristique 2011, Tunisie et Egypte ont été appelées aux urnes. Dans les deux cas, le verdict est identique: la percée islamiste est une réalité dont il conviendra de tenir compte, y compris dans le secteur touristique.
En termes de volumes, les deux destinations sont dimportance capitale pour les deux grands TOs du pays, Hotelplan et Kuoni, ainsi que pour de nombreux spécialistes de Suisse romande. Mais dans tous les cas, on affiche une réelle sérénité.
«Les élections en Egypte ne sont pas encore terminées. Actuellement, des islamistes modérés sont en tête. Aucun parti ne détient la majorité, de telle sorte quun équilibre entre le développement économique et linfluence religieuse sur la politique devra être défini entre tous les partis à lélaboration de la constitution. Les possibles vainqueurs, à savoir les islamistes modérés, ont déjà fait savoir il y a quelques semaines quils visent à nouveau 50 millions de touristes dans le pays. Dans cette optique, nous nenvisageons aucune influence négative sur le tourisme, ni à court ni à moyen terme. La même remarque sapplique à la Tunisie», analyse Marianne Häuptli, Responsable Sales & Operations de Kuoni Suisse.
Chez Hotelplan, Walter Brüllhardt, Director Tour Operating Beach Holidays, abonde dans le même sens: «Nous ne faisons pas de politique, nous navons absolument aucun préjugé. Pour les deux destinations, lindustrie touristique constitue un pilier économique majeur. Nous avons déjà de très bons retours en Tunisie où les nouvelles autorités ont promis de développer le secteur touristique. Notre brochure se vend dailleurs très bien. Dans la presse quotidienne, le vocable islamiste fait peut-être les gros titres. Mais la réalité est bien différente: nous sommes tout à fait confiant face à 2012 qui devrait se traduire par un véritable renouveau touristique sur les deux pays.»

