Mieux travailler la France (Edition 2008-27)

Maison de la France vient de réunir son Conseil Consultatif International et la Suisse y était très présente.

En 2003, Maison de la France a créé, en partenariat avec Air France et
sous le parrainage du secrétariat d’Etat au Tourisme, un Conseil
Consultatif International (CCI) qui regroupe 200 professionnels du
tourisme issus d’une trentaine de pays, choisis par le (la) responsable
de Maison de la France sur le marché concerné.

Pour la Suisse, 9 membres siègent ainsi au Conseil Consultatif
International et leur rôle ne se limite pas à la participation à une
assemblée générale régulière, dont la dernière s’est déroulée le 17
juin à Paris, juste avant les Assises Nationales du Tourisme français.

«Sur les différents marchés, explique Charles Barbier, directeur de
Maison de la France en Suisse, nous tiendrons environ trois réunions
chaque année, ce qui permettra de faire un large tour d’horizon autour
du marché France. L’assemblée générale fut aussi l’occasion de débattre
de nombreux thèmes comme des réflexions sur le diagnostic lié à la
destination, le marketing de l’offre ou encore la promotion à
l’international.»

Kurt Wipraechtiger (président de TTW Management) a assisté aux Assises
Nationales mais n’a malheureusement pas pu se libérer pour l’assemblée
générale des CCI. «Je le regrette profondément, reconnaît-il, car ses
travaux ont été d’un très haut niveau, tout comme les Assises qui
furent d’une haute tenue. On comprend mieux certaines choses, comme des
choix stratégiques ou des besoins de renouvellement. On pense toujours
que quand ça marche, c’est pour toujours. Mais nous sommes dans des
métiers où le renouvellement doit être constant. Sinon, on regarde
passer la concurrence. Ces débats sont donc très intéressants car ils
mènent à l’action.»

Un avis partagé par Thierry Müller (Lyria) qui se déclare enchanté par
ce qu’il a entendu à Paris. «Mieux, certains actions seront
immédiatement applicables pour nous. Nous devons miser sur les
destinations intermédiaires comme Dijon, Mulhouse et Strasbourg. Nous
pouvons commercialiser des offres particulières pendant les périodes
plus creuses. J’ai également assisté au débat ‹Comment créer l’urgence
de visite des touristes étrangers en France›. Nous disposons là d’un
potentiel pour notre plan marketing. On peut motiver des voyages en
France pour des opérations spéciales comme les soldes, puisque la
France veut développer le tourisme de shopping.»

Charles Barbier se réjouit de ces échos positifs. «Même avec 4, 8
millions de vacanciers suisses en France chaque année, le marché n’est
pas à saturation. Le développement passe aussi par
celui du tourisme de proximité. Les Suisses alémaniques vont, par
exemple, beaucoup en Forêt Noire. L’Alsace n’est pas mal non plus.»

Alain Bossu