En 2003, Maison de la France a créé, en partenariat avec Air France et
sous le parrainage du secrétariat dEtat au Tourisme, un Conseil
Consultatif International (CCI) qui regroupe 200 professionnels du
tourisme issus dune trentaine de pays, choisis par le (la) responsable
de Maison de la France sur le marché concerné.
Pour la Suisse, 9 membres siègent ainsi au Conseil Consultatif
International et leur rôle ne se limite pas à la participation à une
assemblée générale régulière, dont la dernière sest déroulée le 17
juin à Paris, juste avant les Assises Nationales du Tourisme français.
«Sur les différents marchés, explique Charles Barbier, directeur de
Maison de la France en Suisse, nous tiendrons environ trois réunions
chaque année, ce qui permettra de faire un large tour dhorizon autour
du marché France. Lassemblée générale fut aussi loccasion de débattre
de nombreux thèmes comme des réflexions sur le diagnostic lié à la
destination, le marketing de loffre ou encore la promotion à
linternational.»
Kurt Wipraechtiger (président de TTW Management) a assisté aux Assises
Nationales mais na malheureusement pas pu se libérer pour lassemblée
générale des CCI. «Je le regrette profondément, reconnaît-il, car ses
travaux ont été dun très haut niveau, tout comme les Assises qui
furent dune haute tenue. On comprend mieux certaines choses, comme des
choix stratégiques ou des besoins de renouvellement. On pense toujours
que quand ça marche, cest pour toujours. Mais nous sommes dans des
métiers où le renouvellement doit être constant. Sinon, on regarde
passer la concurrence. Ces débats sont donc très intéressants car ils
mènent à laction.»
Un avis partagé par Thierry Müller (Lyria) qui se déclare enchanté par
ce quil a entendu à Paris. «Mieux, certains actions seront
immédiatement applicables pour nous. Nous devons miser sur les
destinations intermédiaires comme Dijon, Mulhouse et Strasbourg. Nous
pouvons commercialiser des offres particulières pendant les périodes
plus creuses. Jai également assisté au débat Comment créer lurgence
de visite des touristes étrangers en France. Nous disposons là dun
potentiel pour notre plan marketing. On peut motiver des voyages en
France pour des opérations spéciales comme les soldes, puisque la
France veut développer le tourisme de shopping.»
Charles Barbier se réjouit de ces échos positifs. «Même avec 4, 8
millions de vacanciers suisses en France chaque année, le marché nest
pas à saturation. Le développement passe aussi par
celui du tourisme de proximité. Les Suisses alémaniques vont, par
exemple, beaucoup en Forêt Noire. LAlsace nest pas mal non plus.»
Alain Bossu

