On ne peut pas reprocher la recherche de solutions, quel que soit le domaine. Car au final, cest de cela quil sagit. En changeant (à nouveau) son système tarifaire, le groupe Lufthansa cherche des solutions pour renouer avec la rentabilité et, si possible, survivre face à une concurrence sur le marché européen. LEurope est grande, mais son ciel na pas de place pour tout le monde. En témoignent les nombreuses faillites qui sy sont déjà produites.
En revanche, il est un risque dont on peu se demander sil a été pris en compte. En jouant sur plusieurs tableaux, à savoir compagnie à bas prix dun côté, et compagnie de ligne «avec service» de lautre, Swiss et ses consurs du groupe Lufthansa prennent un certain risque. En effet, de la manière dont les nouveaux tarifs sont présentés, il règne limpression dun remplissage de lappareil «à tout prix». La communication précise que les options tarifaires seront disponibles jusquau dernier siège.
A jouer ce jeu dun équilibriste entre compagnie à bas coût et compagnie à service ajouté, on risque dune part de dévaloriser le produit en pénalisant le client prêt à mettre le prix même si ce dernier se fait peut-être un peu plus rare , et dautre part darriver à la situation où le client au bénéfice dun tarif flexible se retrouve dans lincapacité den bénéficier, le vol désiré étant complet en raison dune forte demande de tarifs «light». Comment ménager à la fois le client qui privilégie le prix et celui qui privilégie le service?
Sans compter que ce choix ne change pas vraiment la donne. Dun système de multiples sous-classes on passe à un autre système avec différentes sous-classes. Non seulement le modèle nest pas réinventé, mais il ne suit que ce qui se fait déjà. En voulant conserver un peu des deux mondes, les compagnies aériennes ne font quobscurcir un peu plus la donne et alourdissent ainsi le travail non commissionné des agents de voyages. Avec au final pour risque que clients comme agents se tournent vers dautres options.

