Plaidoyer pour une plus grande crédibilité (Edition 2010-25)

Dominique sudan à propos de TPA
Contrairement à d’autres groupements volontaires (TTS, l’AVP genevoise et l’APR à l’échelle de la Suisse romande), Travel Professional Association (TPA) laisse encore une grande marge de manœuvre à ses membres lorsqu’il s’agit de choisir un ou plusieurs fournisseurs. Cette grande liberté commerciale est, aujourd’hui, une arme à double tranchant.

Depuis qu’il en assume la présidence, Michel Ayer, qui a été par le passé des deux côtés de la barrière, a tenu à ce que TPA soit encore mieux connue et reconnue qu’elle ne l’a été jusqu’ici. Aujourd’hui, un pas de plus est effectué avec la réduction du nombre de membres du comité et l’élection du patron de Romontours comme représentant de la Suisse romande. «Mieux se connaître et se faire connaître», tel est le slogan martelé par le président lors de la récente assemblée générale annuelle.

C’est en effet le seul moyen de gagner en efficacité et en crédibilité dans l’environnement concurrentiel actuel. Car il ne faut pas se leurrer: TPA, pour atteindre cet objectif, doit absolument présenter un front uni et, peut-être, repenser cette trop grande liberté commerciale accordée à chacun. Aussi louable soit-elle, la volonté de jouer en premier lieu la carte de la solidarité entre entreprises indépendantes ne suffit plus. La structure des membres TPA est si différente que la stratégie à appliquer doit être élaborée autour de l’adage «l’union fait la force». Or, même en définissant des priorités en fonction des produits et de leur spécialisation, les membres TPA, qui sont tous actifs dans le «dynamic packaging», éprouveront toujours des difficultés à atteindre les minima imposés par leurs fournisseurs, qu’il s’agisse de TOs, d’airlines ou de brokers. 

Une nouvelle approche semble se dessiner puisque TPA étudie actuellement le meilleur endroit où se ravitailler au niveau aérien. Que chacun demeure ensuite libre de suivre ou non les recommandations faites en la matière reste un détail. Car si la majorité des membres TPA optait en la matière pour un partenaire privilégié, elle éviterait à tous de se disperser et donnerait un signal fort en termes de crédibilité sur le marché. La refonte récente de son comité, les lignes définies et les développements qui s’annoncent prouvent en tout cas que les têtes pensantes de TPA ont pris conscience du danger réel qu’il y a à travailler chacun dans sa cuisine. C’est un pas important dans cette fameuse efficacité à laquelle l’association active dans toute la Suisse aspire aujourd’hui.