Pub FSAV: un goût d’inachevé? (Edition 2008-15)

Depuis près de deux semaines, les chaînes de télévision nationales diffusent les spots de la campagne de publicité commune de la Fédération.

Lors de la dernière assemblée du Caire, les membres de la FSAV
donnaient leur feu vert à la deuxième édition de la campagne, chose qui
n’était alors pas évidente. Quelques réactions après les premiers spots
et les premiers encarts dans la presse dominicale.

Walter Kunz (directeur de la FSAV): «On
m’a déjà parlé plusieurs fois de la campagne. Mais je n’attends pas de
retours directs du client final ou des agences lorsqu’il s’agit de
campagne d’image. Nous dresserons le bilan en mai et déciderons alors
de la manière de procéder, c’est-à-dire l’éventualité d’une troisième
campagne. Nous pourrions lancer un sondage auprès des membres en vue de
la prochaine assemblée ou, comme ce fut le cas, donner une
recommandation du comité à ladite campagne. Le plus gros écho à ce jour
reste l’exclusion de Swiss/Lufthansa de la campagne. Crédibilité
oblige, il n’était tout simplement pas possible de mettre en avant les
prestations de Swiss/Lufthansa comme dans le catalogue de prestations
des partenaires prioritaires. Un arrêt des annonces n’étant plus
possible, certains partenaires ont augmenté le budget mis à
disposition, ce qui constitue un signal clair. Mais fondamentalement,
la campagne et le différend actuel avec Swiss/Lufthansa ne sont pas
liés.»  

Jean-Marc Lüdi (Lutry Voyages):
«J’ai vu la campagne à la télévision et dans la presse. Je dirai
qu’elle est pas mal et qu’elle véhicule un message plus clair.»


Marie-Joëlle Pythoud-Siegrist (Dhakini Travels, Estavayer-le-Lac): 
«Un de mes collègues l’a vue. A ce que j’en sais, c’est un peu cher
pour l’effet qu’elle a. Au cours de l’année passée, je n’ai pas eu
l’impression que cette campagne a eu un impact sur la clientèle. Dans
notre cas, la confiance vient de la longévité de notre présence. Je
suis membre de la FSAV, mais si en 2006 j’étais enthousiaste et ai voté
en faveur de la publicité commune, je trouve qu’elle n’est pas réalisée
au mieux. Peut-être serait-il mieux d’insister sur qui est la FSAV et
par conséquent, mieux montrer l’avantage d’aller dans une agence
membre.»

Dominique Ludi (Versoix Voyages): «Oui,
j’ai vu le spot télévisé. C’est bien pour le message… mais je ne suis
qu’à moitié satisfait. Je trouve que la forme est trop lisse. Il
faudrait quelque chose de plus dynamique, avec un peu plus d’humour.
Pour la région romande, le spot est trop alémanique, trop carré.»

Monique Batista (InterHyve Travel, Genève): «Je n’ai malheureusement pas eu connaissance d’une telle publicité et n’ai rien vu.»

Alain Gerber (Alizé Voyages, Payerne): «Je n’ai rien vu par rapport à cette campagne et aucun client m’a fait de remarque à ce sujet…»

Sandro Fabretto (Globus Gateway Tours, Lugano):
«Jusqu’à maintenant, je n’ai  vu qu’une seule fois le spot sur la
TSI. Je l’ai trouvé très court, avec un message plutôt maigre. De plus,
je regrette vraiment qu’il n’est pas indiqué de manière explicite que
la réservation doit être faite auprès d’une agence de voyages membre de
la FSAV. Les membres de la Fédération demeurent ceux qui passent à la
caisse, ils devraient être nommés clairement. Nous n’utilisons pas le
matériel publicitaire car nous n’en avons pas reçu.»

Roger Geissberger (CEO de Knecht):
«Je n’ai pas vraiment eu d’écho sur cette campagne. Comme nous l’avions
déjà dit, nous estimons que cette campagne reste trop abstraite. Le
rapport direct à l’agence de voyages y fait défaut et l’indication de
s’adresser à une agence n’est pas explicite. Cette campagne ne générera
pas davantage de clients, chose regrettable. En dépit de ces critiques,
nous soutenons cette campagne et utilisons le matériel correspondant.»

Valérie Frafar (Claudette Voyages/Kuoni, Nyon): «J’ai
effectivement vu la campagne à la télévision. Le message est plus
clair. Dans notre cas, notre clientèle est plus habituée aux voyages,
elle n’est donc pas touchée par le slogan. Mais le message véhiculé est
bon et la forme est bien choisie.»

Cédric Diserens/Jean-Claude Raemy

Catalogue de mesures de la FSAV

• La FSAV recommande à ses membres de ne vendre Swiss et Lufthansa que de
manière passive jusqu’à nouvel ordre et d’impliquer d’ores et déjà les
clients à titre préventif dans la problématique de la future majoration
de prix déguisée ou des coûts de processus supplémentaires.
• La FSAV recommande à ses membres de refuser les invitations pour des
événements mis sur pied par LX/LH. Exemple: le tournoi de football
Airplay 08.
• La FSAV recommande à tous les collaborateurs des agences de voyages
de renoncer à participer au programme «Swiss Bestseller Incentive».
• La FSAV recommande à toutes les agences de limiter à un strict
minimum les contacts avec les représentants de Swiss et Lufthansa.
 

Réactions des trois grands

• Stefan Leser (CEO de Kuoni): «Nous rejetons le modèle de LX/LH
et défendons toutes les mesures qui conduiront à un dialogue
constructif et, au final, à une solution positive pour toutes les
parties. Ce qui se passe depuis quelques semaines ne place pas LX/LH
dans une position favorable. Cela aura une influence sur les ventes
dans nos agences. Sur certains axes où des alternatives existent,
certaines airlines devraient être avantagées. Mais nous ne donnons pas
de directives à nos collaborateurs: le désir du client avec les
meilleures solutions aériennes possibles reste prioritaire. Nous
n’interdisons pas d’activités privées à nos collaborateurs, par exemple
un tournoi de football avec Swiss. Le thème actuel ne doit pas tuer le
plaisir d’être dans cette branche.»
• Marcel Herter (M-Travel Switzerland): «Nous sommes totalement
derrière la FSAV et sommes aussi d’avis que la non-introduction des
tarifs préférentiels ou l’intégration des coûts GDS dans le prix du
billet pour tous les canaux représente la seule solution valable. Nous
sommes favorables à une solution acceptable qui ne pénalise pas le plus
important canal de distribution.»
• Martin Wittwer (CEO de TUI Suisse): «Nous continuons de privilégier
le dialogue avec les parties concernées. Actuellement, nous analysons
les mesures proposées par la FSAV. Quand et sous quelle forme elles
seront appliquées demeure une question ouverte.»