Officiellement désigné comme successeur dIvan Haralambof, Markus Schmid ne la jamais été: tout dabord, Swiss planchait depuis belle lurette sur la meilleure façon de récupérer enfin les parts de marché perdues au profit dEasyjet; ensuite, le développement qualitatif de loffre locale allait se traduire par la création dune base forte et dun nouveau management dédié; enfin, Markus Schmid, qui avouait lui-même être en premier lieu un homme des ventes, ne sappuyait pas sur le dense réseau tissé par son prédécesseur avec les agents de voyages, la direction de laéroport, la clientèle et les médias.
Le départ de Markus Schmid à Zurich et la promotion de Louis Baumgartner au poste dHead of Sales offrent aujourdhui une belle occasion de revoir lorganisation commerciale locale. Le nouveau chef des ventes est non seulement apprécié dans lindustrie touristique, il présente aussi limmense avantage de connaître lhistorique du marché et les agences. Léquipe dont Louis Baumgartner a la charge est aussi formée dun nombre suffisant de Sales de qualité pour plancher sur le futur. Et comme le futur passe par la consolidation de la plate-forme genevoise de Swiss, qui affiche déjà une croissance de huit pour cent du nombre de passagers depuis lintroduction de la nouvelle structure tarifaire, autant sappuyer sur ses propres valeurs.
La question cardinale quil convient de se poser est à la fois simple et compliquée: à Genève, Swiss doit-elle continuer à segmenter les Business Sales et Leisure Sales? En optant pour Baumgartner dont les qualités sont reconnues au niveau du premier domaine dont il avait la responsabilité jusquici, Swiss répond presque à la question. Le know-how étant déjà là, autant ne parler désormais que dun département Sales où les segments Business Travel et tourisme de loisirs sont également très proches dans le réseau romand. Par ailleurs, lexistence de très importants contrats suivis jusquici par le nouveau Head of Sales contraint de toute manière Swiss à maintenir actifs les deux départements de ventes à Genève. Au final, la réunion sous une seule entité «Sales» et la répartition des différents portefeuilles entre léquipe actuelle ne changera pas le quotidien des personnes en place. Dautant que ces dernières ont au-dessus delles un enfant du sérail quelles ont toujours estimé.

