Séminaire du DFAE au TTW Romandie (Edition 2014-21)

Une problématique plus actuelle que jamais!

Ces dernières années, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a eu du pain sur la planche: l’instabilité politique entraînée par le Printemps arabe sur d’importantes destinations touristiques l’a contraint à émettre des recommandations impopulaires et souvent incomprises par les principaux concernés. Aujourd’hui encore, la péninsule du Sinaï est vivement déconseillée par l’autorité fédérale et Charm el-Cheikh en fait directement les frais. Quant à la loi martiale décrétée il y a quelques jours en Thaïlande, elle n’est pas faite pour rassurer la clientèle même si les DMC locales confirment que rien ne change pour les touristes dans les plus importants lieux de villégiature où tout reste calme.

En s’attachant les services de Ralf Heckner, ambassadeur et Chef du Centre de gestion de crises auprès du DFAE, le TTW Romandie proposera à ses participants d’aborder une problématique plus actuelle que jamais. Après plusieurs mandats à l’étranger et autres missions portant sur les relations bilatérales entre la Suisse et différents pays ou organisations internationales (ONU, OSCE, Conseil de l’Europe), Ralf Heckner dirige à Berne cette antenne dont les recommandations en matière de voyages à l’étranger font débat et sont souvent décriées par les TOs, les agences de voyages, les airlines et les offices de tourisme des pays visés. Autant dire que l’occasion sera unique d’aborder toutes les questions sensibles lors de ce séminaire placé sous le signe de la sécurité.

Porteur de mauvaises nouvelles comme il aime à le répéter, Ralf Heckner insiste toutefois sur le fait que son département ne fait qu’émettre des recommandations sur la base d’informations fiables mais, qu’au final, c’est le libre arbitre qui prévaut. Il est toutefois clair que plus le tableau est noirci, moins on a l’envie de le regarder. Une réalité qui a des conséquences économiques directes sur les flux touristiques puisque les grands producteurs prenant de gros risques charters n’hésitent plus à déprogrammer «jusqu’à nouvel avis» les rotations coûteuses vers des destinations sensibles. Et si les grands TOs y renoncent, c’est quasiment du «stop sales» immédiat pour tous les autres acteurs de la branche. Autant dire que le séminaire en question devrait attirer la grande foule.

Dominique Sudan