Stratégie charter d’Hotelplan en 2013 (Edition 2012-51)

Belles empoignades au départ de Genève!

La faillite d’Hello, qui fut aussi son plus important partenaire aérien ces deux dernières années, a contraint Hotelplan de revoir toute sa programmation pour l’été 2013. En un temps record, une solution a été trouvée: elle est d’origine tchèque, sera orientée uniquement sur la haute saison et fera l’objet de rotations entièrement chartérisées.

Avec la compagnie Travel Service, Hotelplan Suisse a trouvé le partenaire qu’il recherchait en termes de flexibilité: le réseau est déjà existant et la taille de la flotte permet de jouer avec les rotations en cas de besoin. Et à ce jour, aucune autre compagnie helvétique ne permettrait cette souplesse, sans parler du coût au siège qui, visiblement, a aussi joué un rôle dans le choix final. A n’en point douter, Hotelplan saura aussi jouer avec les différentes marques de son portefeuille, y compris au moyen de ses deux outils de vente directe. Et pour la Suisse romande, la disparition d’Hello et la nouvelle colla-boration avec Travel Service marquent aussi le vrai retour charter d’Hotelplan sur le tarmac genevois alors que l’offre à Zurich est amputée d’environ un quart en termes de sièges à risque.

En concentrant ses opérations sur les mois de juillet, août et octobre, Hotelplan tire aussi un trait sur les programmes charters d’antan qui couraient du printemps à la fin des vacances scolaires d’automne. Pour Genève, cette option stratégique est aussi dictée par l’offre actuelle et la forte concurrence d’Easyjet, qui a considé-rablement étendu son réseau en Méditerranée. De plus, la demande est extrêmement faible entre mai et juin, réalité dont Hotelplan a tenu compte en établissement un programme ciblé sur les seules vacances. En revanche, on se prépare à belles empoignades à Genève où Kuoni investit aussi assivement au plan charter, mais avec Helvetic Airways. Sur de nombreuses routes parmi les plus demandées, Hotelplan et Kuoni seront en concurrence directe, comme au bon vieux temps. Le marché devra ainsi absorber une capacité deux fois plus élevée que l’an dernier sur les Canaries, Kos, Heraklion, Rhodes, Larnaca ou la mer Rouge. Fatalement, le prix final dictera le choix d’une grande partie de la clientèle romande, avec les risques que l’on peut imaginer au niveau de la rentabilité. 

L’un ou l’autre y laissera des plumes. Car abondance de biens nuit! Et il serait regrettable qu’un bilan très contrasté des charters genevois en 2013 remette en question la programmation des années futures.