Les réservations fictives coûtent cher à Swiss: elles entraînent des pertes élevées et un réel manque à gagner puisque les no-shows sont autant de sièges qui auraient pu être vendus, souvent à de meilleures conditions. Swiss prend donc le taureau par les cornes: dès le 1er août 2007, une amende de CHF 200. sera perçue, via un ADM. En fait, Swiss veut discipliner les agences de voyages et le client qui ne risquent absolument rien en pareilles circonstances.
Suite aux restrictions imposées à certaines classes de réservation, le nombre de no-shows a baissé ces dernières années mais Swiss veut aller encore plus loin et limiter de telles pratiques. «Sur un axe comme Genève Athènes, on déplorait il y a trois ans entre 15 et 20 no-shows en pleine saison estivale. Aujourdhui, il ny en a pratiquement plus grâce aux mesures strictes prises entre-temps dans le cadre de lEuropean Business Concept, qui obligent à émettre le billet un certain nombre de jours après la réservation.
Toujours est-il que le problème nest pas entièrement résolu: trop de PNR bloquent inutilement des sièges. Et sur des vols à coefficient doccupation élevé, le manque à gagner est réel puisque de nombreux passagers sont encore prêts à payer le prix fort sur ces routes», argumente Ivan Haralambof, directeur de Swiss en Suisse romande.
En réduisant le nombre de no-shows, Swiss vise aussi à mettre un frein à loverbooking qui, lui aussi, cause des frais élevés en cas de «Denied Boarding» (changement de réservation, dédommagement, etc.). «Il est clair que moins il y aura de no-shows, moins il y aura doverbooking», conclut Ivan Haralambof.
VIP réglementé
Par ailleurs, Swiss modifie lenregistrement des VIP dans les systèmes: depuis juin, lenregistrement dun passager en tant que VIP suit automatiquement lentrée de son numéro Miles & More. Lentrée du statut VIP par lagent de voyages reste techniquement possible mais ne sera pas forcément validée par Swiss.

