Lannonce de lintroduction dune surcharge tarifaire pour la
distribution au travers des GDS par Swiss (LX) et Lufthansa (LH) a
conduit le marché français à sinterroger sur léventualité dune telle
option pour Air France/KLM. Toutefois, les compagnies qui ont signé le
contrat Full Content dAmadeus elles sont au nombre de 67, dont 37 qui
ont opté pour loption triennale- ne peuvent modifier le prix, laccord
stipulant que la totalité de loffre doit être accessible «sans
surcharge de la part de la compagnie aérienne et sans aucun coût
supplémentaire pour lagence de voyages ou son client final».
Si diverses compagnies aériennes ne peuvent appliquer de surcharge pour
les trois années à venir en raison dun contrat triennal de Full
Content, Swiss et Lufthansa ne sont pas tenues aux mêmes obligations.
La décision dappliquer ces frais nest pas le fruit du hasard, ainsi
que le confirme Rudolf Schumacher, Head Sales & Marketing
Switzerland: «Notre contrat avec les différents GDS arrivait à terme,
cest ce qui nous a permis de présenter un nouveau modèle de
distribution afin de réduire nos coûts.»
Lannonce dEasyJet et son entrée dans les GDS moyennant un surcoût de
distribution, bien quanimée par un même objectif, nest donc pas liée
à cette décision. «Il ny a pas eu inspiration dun côté ou de lautre.
Nous avons entamé des discussions avec les GDS pour réduire nos coûts
depuis quelque temps déjà. Cest une décision qui a été réfléchie.»
Si de leur côté les agences se disent prêtes à employer des méthodes
agressives telles que le «shifting», cela ninquiète nullement Rudolf
Schumacher. «Nous avons déjà fait des statistiques pour évaluer les
conséquences, mais nous sommes prêts, sil le faut, à aller jusque-là.
Nous étudions également la question des codeshares. Mais il est certain
que la priorité sera avant tout accordée aux négociations.»
Rudolf Schumacher reste très confiant quant à la situation des agences
des régions frontalières pour qui un «shifting» pourrait être plus
facile.

