En 2008, le trafic entre Genève et Londres, tous aéroports confondus, a
augmenté de 2%, à 1 855 317 million de passagers. Quant au Royaume-Uni
dans son ensemble, il a généré 2 730 951 pax, chiffre en hausse de 7%.
Autant dire que Swiss se mordait les doigts davoir dû offrir à British
Airways les slots dHeathrow sur un plateau dargent dans le cadre du
projet Oneworld entre-temps avorté. Swiss avait donc dû se résoudre à
limiter son développement à London City, British Airways jouissant
alors du monopole absolu sur GenèveHeathrow, un axe cher à opérer et
pas adapté aux Low Cost.
Une époque révolue: dès le 10 janvier, Swiss assurera six vols par jour
entre Genève et le Terminal 1 dHeathrow. «Certes, il sagit de point à
point, mais cette route génère un trafic considérable et bénéficie
dune structure triplement intéressante: Business Travel, tourisme et
Incoming offrent en effet un potentiel unique. De plus, nous offrirons
à nos passagers la possibilité de combiner les segments aller et retour
entre Heathrow et London City,
ce qui nous offre un avantage considérable», commente Ivan
Haralambof, directeur Suisse romande. Au total, on parle désormais de
1700 sièges par jour entre Heathrow et London City.
Londres-Heathrow, où British Airways a réduit la voilure à la fin
novembre en limitant à sept le nombre de vols depuis Genève, a toujours
occupé une place à part dans les projets genevois de Swiss. Larrivée
de British Midland (BMI) dans le portefeuille du groupe Lufthansa a
accéléré le mouvement.
«Heathrow sera desservi par deux avions de la famille Airbus A320.
Pendant une phase intermédiaire, lun des appareils sera exploité par
BMI sous forme de wet-lease. Swiss assurera elle-même trois liaisons,
BMI les trois autres, toutes sous code LX. Par la suite, nous
assurerons nous-mêmes toutes les liaisons vers Heathrow et doterons
Genève dun A320 supplémentaire pour mener à bien ce développement.»
Dans une deuxième étape, le partenariat avec BMI portera sur lensemble
du trafic Suisse/Grande-Bretagne de Swiss, avec lintroduction de
codeshares. Pour Ivan Haralambof, ce développement est un exemple de
coopération entre les équipes de Zurich et Genève. Ne pas tout laisser
à la concurrence, gagner des parts de marché et renforcer toute loffre
londonienne ont été à lorigine de ce projet, qui représente un
investissement considérable dans un contexte difficile.
En revanche, Bucarest passe à la trappe: les attentes ne sont pas
remplies après plus de seize mois dopération, lhoraire nest pas
optimal et la crise a ses effets. LA319 ainsi libéré permet douvrir
Heathrow, les passagers pour la Roumanie ayant une alternative
quotidienne depuis Zurich.
Dominique Sudan

