Swiss/Lufhansa secoue l’URAV (Edition 2008-09)

Par la voix de son président, Kurt Wipraechtiger, l’URAV réagit auprès des deux compagnies aériennes.

Tout le monde tire désormais à la même corde: la Fédération suisse des
agences de voyages (FSAV) et quatre autres fédérations allemande et
autrichienne, les Agences de Voyages Privées (AVP)
qui avaient craint un précédent lorsqu’EasyJet avait pris une décision
semblable, l’Union romande des agences de voyages (URAV), les
associations régionales, les grands du Business Travel, les TOs et
(bientôt) les clients. Swiss et Lufthansa ont mis le feu aux poudres
avec leurs nouvelles structures de distribution et les taxes GDS qui
les accompagneront dès le 1er octobre.

Kurt Wipraechtiger, président de l’URAV, n’a pas manqué de le relever
dans le courrier adressé il y a peu à Harry Hohmeister et Rudolf
Schumacher (Swiss International Air Lines), ainsi qu’à Mathias Pirkl
(Lufthansa): l’URAV se range totalement du côté de la Fédération et lui
accorde un soutien inconditionnel. «En parallèle, j’ai demandé aux
présidents des cinq associations romandes d’agences de voyages de faire
passer le message adressé il y a quelques jours par Hans-Jörg Leuzinger
aux membres actifs», précise Kurt Wipraechtiger.

Une missive dans laquelle le président de la FSAV estime aussi «qu’une
grève partielle, voire un boycott, ne constitue pas une solution
indiquée dans le cas présent – surtout pas à l’heure actuelle. Car
c’est nous, les agences, qui sommes face aux clients. Et ces derniers
ne s’intéressent pas particulièrement à notre confrontation avec Swiss
et Lufthansa.»

Kurt Wipraechtiger est également favorable au dialogue: «J’espère – et
je l’ai écrit aux compagnies – que l’on trouvera un terrain d’entente.
Je souhaite aussi que le mot partenariat conserve sa valeur, comme
avant.»

FSAV: bougeons

Dans le courrier adressé il y a quelques jours à tous les
membres actifs de la FSAV, Hans-Jörg Leuzinger, président, tient un
discours limpide: «Il ne sert strictement à rien que les agences de
voyages de toute la Suisse fassent le poing dans la poche. Il me paraît
important, dans ce contexte, que le plus grand nombre possible de
collègues de la branche s’adresse directement à la ‹source du mal›,
dont à Lufthansa et/ou Swiss, et exprime d’une manière claire et nette
leur mauvaise humeur.»