TCS/Kuoni, fin de l’exclusivité (Edition 2012-45)

Mieux sauvegarder les intérêts communs

Pendant des années, le TCS fut une nébuleuse: organigramme abscons digne d’une loge maçonnique, absence de communication, flou artistique le plus total. Lorsque Kuoni reprend en décembre 2009 dix agences TCS ainsi que la production d’offres déclinées sous la marque Voyages TCS, tous les ingrédients sont réunis pour que problèmes il y ait. Et il y en eut un certain nombre.

A l’époque, trop d’inconnues subsistaient pour que la collaboration soit d’emblée fructueuse. Sciemment ou non, le TCS n’avait jamais fait part à son nouveau partenaire de la toute-puissance des sections et de leur force de frappe. C’était un peu comme si Kuoni rachetait le toit d’un temple grec, mais sans les colonnes. Fatalement, on a observé un premier réflexe anti-Kuoni alors qu’en fait les plus gros obstacles à surmonter se trouvaient sur le chemin conduisant de la centrale du TCS aux fameuses sections. Certains dysfonctionnements internes doublés d’une ignorance crasse conduisirent alors à des épisodes cocasses où même le TCS ignorait que son agence de Monthey/VS était franchisée…

Face à un tel antagonisme, Kuoni avait fort heureusement entamé un dialogue constructif avec différentes sections romandes et conservé du personnel en relation directe avec les membres du TCS. Mais il était évident que l’exclusivité était un leurre puisque dans le même journal du club le membre trouvait des voyages estampillés Kuoni et d’autres produits élaborés par de fidèles partenaires desdites sections. 

Aujourd’hui, les choses sont beaucoup plus claires. Le TCS n’a pas renouvelé le fameux accord de partenariat qui arrivait de toute façon à échéance en fin d’’année. Sa direction générale a subi une mue profonde et l’objectif consiste désormais à être encore plus proche des quelque 1,6 million de membres tout en élaborant à leur intention des produits de voyages de nouveau labellisés TCS Voyages. 

Ce nouveau positionnement laisse à Kuoni deux produits de valeur, Travelclub en Suisse romande et Wunderwelt outre-Sarine, et permet d’aborder la collaboration sous un nouvel angle «win-win», par exemple pour des voyages de groupes. Libre ensuite au TCS d’ouvrir la porte à d’autres producteurs de voyages.

Sauvegarder au mieux les intérêts communs semble aujourd’hui être la volonté de tous. N’eût-il pas mieux valu qu’il en fût ainsi dès le début décembre 2009?