Pendant des années, le TCS fut une nébuleuse: organigramme abscons digne dune loge maçonnique, absence de communication, flou artistique le plus total. Lorsque Kuoni reprend en décembre 2009 dix agences TCS ainsi que la production doffres déclinées sous la marque Voyages TCS, tous les ingrédients sont réunis pour que problèmes il y ait. Et il y en eut un certain nombre.
A lépoque, trop dinconnues subsistaient pour que la collaboration soit demblée fructueuse. Sciemment ou non, le TCS navait jamais fait part à son nouveau partenaire de la toute-puissance des sections et de leur force de frappe. Cétait un peu comme si Kuoni rachetait le toit dun temple grec, mais sans les colonnes. Fatalement, on a observé un premier réflexe anti-Kuoni alors quen fait les plus gros obstacles à surmonter se trouvaient sur le chemin conduisant de la centrale du TCS aux fameuses sections. Certains dysfonctionnements internes doublés dune ignorance crasse conduisirent alors à des épisodes cocasses où même le TCS ignorait que son agence de Monthey/VS était franchisée…
Face à un tel antagonisme, Kuoni avait fort heureusement entamé un dialogue constructif avec différentes sections romandes et conservé du personnel en relation directe avec les membres du TCS. Mais il était évident que lexclusivité était un leurre puisque dans le même journal du club le membre trouvait des voyages estampillés Kuoni et dautres produits élaborés par de fidèles partenaires desdites sections.
Aujourdhui, les choses sont beaucoup plus claires. Le TCS na pas renouvelé le fameux accord de partenariat qui arrivait de toute façon à échéance en fin dannée. Sa direction générale a subi une mue profonde et lobjectif consiste désormais à être encore plus proche des quelque 1,6 million de membres tout en élaborant à leur intention des produits de voyages de nouveau labellisés TCS Voyages.
Ce nouveau positionnement laisse à Kuoni deux produits de valeur, Travelclub en Suisse romande et Wunderwelt outre-Sarine, et permet daborder la collaboration sous un nouvel angle «win-win», par exemple pour des voyages de groupes. Libre ensuite au TCS douvrir la porte à dautres producteurs de voyages.
Sauvegarder au mieux les intérêts communs semble aujourdhui être la volonté de tous. Neût-il pas mieux valu quil en fût ainsi dès le début décembre 2009?

