Terres Sauvages ou la nécessité d’être pointu (Edition 2011-43)

Georges Paugam en est convaincu: «aujourd’hui, pour garder ses parts de marché il faut être très pointu et up to date».

Basé à Genève, Terres Sauvages est spécialisé sur certains pays du continent africain. Un choix dicté par le cœur, qui paraît avoir porté ses fruits. «Les affaires sont excellentes, nous avons fait un très bon mois d’octobre. Pour la suite c’est un peu plus calme, mais nous observons une belle demande pour l’Afrique du sud et la Tanzanie.»

Les autres destinations n’explosent pas, mais restent stables. «L’Ouganda et la Zambie sont plus une diversification qu’une évolution de notre offre, car ces destinations restent marginales par rapport à des locomotives comme la Tanzanie et la Namibie. Pour le Malawi, nous avons très peu de demandes et le Mozambique se réserve uniquement en extensions balnéaires du Botswana. La Tanzanie est chez nous numéro 1 depuis plusieurs années et cela ne se dément pas l’excellent rapport qualité-prix, ainsi que le professionnalisme de nos partenaires.»

Du côté du Kenya, la destination se trouve sur une pente ascendante. «La destination s’est beaucoup développée depuis deux ans. 2011 a été notre meilleure année depuis longtemps. Cependant les troubles sur la côte kenyane et les enlèvements récents vont certainement réduire la demande pour ce pays qui reste en compétition avec son voisin tanzanien. Pour l’instant pas de baisse au Kenya. Les problèmes récents avec la Somalie, où la situation est très compliquée, ne vont pas arranger les choses. Les clients potentiels risquent de faire l’amalgame entre les risques encourus dans la région de la côte (surtout Lamu et plus au nord) et le parc du Masaï Mara!»

Pour l’année à venir, Terres Sauvages prévoit d’étoffer son offre au niveau des produits. «Nous allons proposer des trekkings dans le désert du Kalahari et une offre en camps de toile en Tanzanie qui proposera une démarche plus intimiste et plus proche de la nature et de la faune, cela devrait convenir à une clientèle plus exigeante.»

CD