De prime abord, tout semble rouler pour cette période des relâches doctobre, considérée par beaucoup comme la véritable haute saison en Suisse. Besoin dévasion, besoin de soleil, besoin de repos avec cette maudite heure dété quil faut traîner jusquà la fin octobre. Les raisons sont sans doute multiples et propres à chacune et chacun. Les agents peuvent se réjouir: pas de volcan à lhorizon.
Lautre constat réjouissant, cest que le budget ne semble avoir pas bougé. Oh, bien sûr, il existe toujours des clients rêveurs ou mal informés (non pas mal intentionnés) qui pensent pouvoir partir longtemps et loin avec des budgets très, voire trop serrés. Mais cest là que lagent de voyage intervient et, si la demande est sérieuse, une solution alternative sera proposée pour quau final le client puisse partir.
Cest dautant plus réjouissant que dans notre économie, le marché du crédit à la consommation, du moins dans les voyages, nest pas aussi développé que chez nos voisins français. La crise nest pas passée, mais le réflexe instinctif de la tortue sest dissipé. Tout au plus pourra-t-on regretter que les vacances sont plus que jamais des plages, du soleil et des bords de mer. Il est vain de se leurrer: lEgypte séduit le plus grand nombre pour son climat, pas pour sa culture. Inutile cependant de jouer les oiseaux de mauvaise augure, les affaires sont là et cest tant mieux pour la branche.
En revanche, les séquelles sont là aussi. La clientèle tarde à réserver. Certes, ce nest pas une vérité unique puisque, à titre dexemple, la clientèle de Discovery Voyages semble vouloir profiter des réductions et tarifs avantageux offerts aux réservations anticipées. En outre, Internet continue à faire des siennes et le travail des agences augmente, sans que la rémunération suive le mouvement. Linjuste client ne comprend en effet pas pourquoi il devrait payer plus dès lors quil met en concurrence des produits souvent peu comparables. Et bien souvent, peu importe la qualité de la relation agent-client… Dès quil sagit dargent, les amis deviennent méfiants. A nouveau, pas de quoi se lamenter. Il sagit dune donnée connue.
Reste alors à se demander si la planification des voyages sera encore dactualité demain, ou sil faudra pour la branche du moins pour les vacances scolaires développer une capacité à improviser et à répondre à des demandes à très court terme. Le tout, bien évidemment, le moins cher possible.
Le plus frappant dans tout cela est que lengouement pour les relâches doctobre montre bien que la clientèle reste encore très dépendante de la météo locale.

