TPA clarifie l’introduction de sa catégorie de «membre passif» (Edition 2014-05)

Cette solution se veut avant tout un moyen de revaloriser et d’étoffer le contrat de coopération entre les fournisseurs et l’association.

S’il est vrai que «l’affaire» Biber Travel a joué un rôle dans la création de la catégorie de membre passif, Sonja Laborde précise que la volonté première a été à la fois d’avoir un système transparent, tout en revalorisant le contrat de coopération passé entre les fournisseurs et TPA. «Auparavant, la conclusion de ce contrat s’effectuait gratuitement. En le liant à cette catégorie de membre passif, il prend une certaine valeur et devient plus solide.»

Plusieurs voies se sont élevées suite à l’annonce de l’entrée en vigueur de cette catégorie, avec notamment passablement d’interrogations. Certains voyagistes remettaient en question la logique d’une cotisation qui paraissait comme un moyen de renflouer le fonds de garantie TPA. «Il ne s’agit en rien d’une facture d’assurance et donc ne peut être considéré comme une con-tribution du fournisseur à notre fonds de garantie. Il s’agit d’une cotisation à laquelle les fournisseurs peuvent ou non consentir, ce au même titre que tous les membres qui paient une cotisation en sus de l’assurance pour les fonds des clients. En contrepartie nous offrons non seulement un contrat de coopération réglant les divers aspects d’un éventuel ducroire mais également une plateforme d’échange avec nos membres.»

Si d’aucuns avouent ne pas avoir eu le temps de s’y pencher, à l’instar d’ad gentes ou de Frantour/Railtour, certains restent interloqués. A L’atelier du voyage, par exemple, Valbone Hoxha avouait avoir de la peine à saisir le but de la démarche: «Que l’agence de voyages souscrive à un fonds pour assurer ses clients, c’est tout à fait normal. Mais que le partenaire en face, donc le TO, doive également sou-scrire au même fonds, pour s’assurer de l’éventuelle faillite de l’agence détaillante … j’ai du mal à comprendre.»

Autre voyagiste collaborant avec de nombreuses agences TPA, Alain Müllauer (Destinations.ch) qualifie volontiers que cette démarche est «bien maline», même s’il ne remet pas en question le montant demandé. Du côté de Lets Travel à Genève, voyagiste membre du module Pool de TPA, Maryline Winterstein trouve l’idée appropriée. «Etant donnée la part de ‹petites agences› au sein de TPA, cela garantit le paiement des dossiers ce qui nous convient parfaitement.» Un point de vue que partage Stéphane Jayet (VT Vacances): «Le montant est correct de par le risque assuré qui pourrait être encouru pour une PME de notre taille.»

Chez Tourisme Pour Tous, Patrick Zulauf, Senior Product Manager Ticketxpress, déclare: «Nous estimons que nous n’avons pas à commenter les nouvelles conditions TPA pour les TOs.» De son côté David Léchot (Indalo Space) ne souhaite pas prendre position. Il souligne toutefois une volonté de clarté: «Je trouve la démarche de TPA excellente pour les TOs, car cela a le mérite d’être transparent à l’inverse de STAR. Chaque TO à au moins le choix en toute connaissance de cause.» 

«Il semble que la communication n’ait pas été optimale et beaucoup de confusion règne», reconnaît Sonja Laborde. «Mais nous voulons avant tout être transparents et offrir des garanties solides à nos partenaires.» 

Cédric Diserens