Sil est vrai que «laffaire» Biber Travel a joué un rôle dans la création de la catégorie de membre passif, Sonja Laborde précise que la volonté première a été à la fois davoir un système transparent, tout en revalorisant le contrat de coopération passé entre les fournisseurs et TPA. «Auparavant, la conclusion de ce contrat seffectuait gratuitement. En le liant à cette catégorie de membre passif, il prend une certaine valeur et devient plus solide.»
Plusieurs voies se sont élevées suite à lannonce de lentrée en vigueur de cette catégorie, avec notamment passablement dinterrogations. Certains voyagistes remettaient en question la logique dune cotisation qui paraissait comme un moyen de renflouer le fonds de garantie TPA. «Il ne sagit en rien dune facture dassurance et donc ne peut être considéré comme une con-tribution du fournisseur à notre fonds de garantie. Il sagit dune cotisation à laquelle les fournisseurs peuvent ou non consentir, ce au même titre que tous les membres qui paient une cotisation en sus de lassurance pour les fonds des clients. En contrepartie nous offrons non seulement un contrat de coopération réglant les divers aspects dun éventuel ducroire mais également une plateforme déchange avec nos membres.»
Si daucuns avouent ne pas avoir eu le temps de sy pencher, à linstar dad gentes ou de Frantour/Railtour, certains restent interloqués. A Latelier du voyage, par exemple, Valbone Hoxha avouait avoir de la peine à saisir le but de la démarche: «Que lagence de voyages souscrive à un fonds pour assurer ses clients, cest tout à fait normal. Mais que le partenaire en face, donc le TO, doive également sou-scrire au même fonds, pour sassurer de léventuelle faillite de lagence détaillante jai du mal à comprendre.»
Autre voyagiste collaborant avec de nombreuses agences TPA, Alain Müllauer (Destinations.ch) qualifie volontiers que cette démarche est «bien maline», même sil ne remet pas en question le montant demandé. Du côté de Lets Travel à Genève, voyagiste membre du module Pool de TPA, Maryline Winterstein trouve lidée appropriée. «Etant donnée la part de petites agences au sein de TPA, cela garantit le paiement des dossiers ce qui nous convient parfaitement.» Un point de vue que partage Stéphane Jayet (VT Vacances): «Le montant est correct de par le risque assuré qui pourrait être encouru pour une PME de notre taille.»
Chez Tourisme Pour Tous, Patrick Zulauf, Senior Product Manager Ticketxpress, déclare: «Nous estimons que nous navons pas à commenter les nouvelles conditions TPA pour les TOs.» De son côté David Léchot (Indalo Space) ne souhaite pas prendre position. Il souligne toutefois une volonté de clarté: «Je trouve la démarche de TPA excellente pour les TOs, car cela a le mérite dêtre transparent à linverse de STAR. Chaque TO à au moins le choix en toute connaissance de cause.»
«Il semble que la communication nait pas été optimale et beaucoup de confusion règne», reconnaît Sonja Laborde. «Mais nous voulons avant tout être transparents et offrir des garanties solides à nos partenaires.»

