TPA montre le chemin à suivre (Edition 2014-03)

Nouvelle catégorie de fournisseurs

La faillite de Biber Travel avec son lot d’effets collatéraux aura eu le mérite de réveiller les esprits. La branche compte encore trop de brebis galeuses et il convient de séparer enfin le bon grain de l’ivraie.

Près de vingt ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur les voyages à forfait (c’était le 1er juillet 1994…), trop d’entreprises, qu’il s’agisse de producteurs, de retailers ou des deux, œuvrent encore sans couverture aucune et en toute impunité. C’est surtout le cas en Suisse romande où la structure du marché fait que les indépendants sont
légion, contrairement à la Suisse alémanique où le marché présente un autre visage, notamment dans le secteur retailing. Ces entreprises romandes se reconnaîtront.

Au niveau des membres actifs dans la distribution, la philosophie de TPA est claire: la totalité des entreprises affiliées est au bénéfice d’une couverture de l’argent versé par les clients. Mais c’est au niveau des fournisseurs que TPA, qui demeure une association à but non lucratif, entend aujourd’hui s’entourer de précautions supplémentaires en cas de pépin. Cette nouvelle catégorie de membres passifs réunissant des grands TOs, leurs sous-marques, des producteurs indépendants, des loueurs de voitures, des brokers ou des compagnies maritimes a été créée dans ce but. Pour les membres actifs de TPA, le message est aussi clair: les agences qui choisiront à l’avenir de collaborer également avec des fournisseurs autres que ceux qui sont vraiment référencés le feront à leurs risques et périls. 

Ce n’est qu’en bétonnant de cette manière que la branche, qui n’est protégée par aucune licence, fera le tri et empêchera les moutons noirs de nuire durablement à l’image de tout un secteur. TPA montre ainsi la voie à suivre aux TOs livrant des agences non couvertes et aux retailers écoulant des voyages de producteurs hors-la-loi. Dans ce domaine, le ménage est loin d’être fait et les airlines sont aussi concernées! Car, finalement, le quidam n’a que faire des apprentis sorciers. Et il serait bon que, dans une deuxième étape, les vrais professionnels investissent enfin dans un message clair afin d’informer le public des grands dangers qu’il encourt en s’adressant aux entreprises attrayantes par le prix mais nuisibles au porte-monnaie. 

Dominique Sudan