TPA se saigne pour Biber Travel (Edition 2012-51)

TPA réagit rapidement et protège en premier lieu les intérêts des clients et l’image de la branche.

La faillite de Biber Travel a été pronon-cée le 11 décembre dernier par le juge de Bucheggberg-Wasseramt (SO). Le fonds Swiss Travel Security (STS) de Star Group, qui couvre les clients jusqu’au 3 mai 2012 inclus, avait déjà annoncé il y a plusieurs semaines, que les clients et tour-opérateurs seraient dédommagés et ce avant Noël. Selon Luc Vuillemier, il s’agit de près de 60 clients et représente un montant de près de CHF 100000. Selon lui, fin 2011, la couverture de STS (y compris la réassurance) se montait à CHF 14,6 millions.

Du côté de la Travel Professional Association (TPA), qui couvre les clients ayant réservé du 20 juillet au 19 septembre 2012, le dédommagement est en cours. Michel Ayer, président de TPA, souligne: «Nous avons voulu avant tout protéger les clients et soigner autant que possible l’image de la profession. C’est pourquoi nous avons demandé une mise en faillite accélérée.» Sonja Laborde, directrice, indique actuellement que 280 clients (paiement par personne et non par dossier) sont concernés, pour un montant d’au moins CHF 200000 francs. La couverture de TPA se montre à CHF 1 million.

Sur son site, TPA a mis à disposition un formulaire pour le remboursement, ainsi qu’une recommandation sur les étapes à suivre: une lettre recommandée à l’attention de Biber Travel, ainsi qu›une plainte auprès de la police cantonale de Soleure. «Il s’agit d’une formalité. Il s’agit d’un abus de confiance de la part de Biber Travel. Là, nous voulons impérativement être irréprochables et voulons faire pression pour que le cas puisse être véritablement réglé», précise Sonja Laborde. Les prétentions doivent être envoyées à TPA jusqu’au 31 décembre 2012. 

Si TPA a accepté une agence qui avait été suspendue deux mois auparavant de STS, c’est parce que l’information de STS n’est pas parvenue à TPA. «Le dossier a été soigneusement examiné et ne laissait rien paraître d’anormal. Mais nous avons été trompés et sitôt que nous avons pris connaissance des offres de voyages bons marchés et de l’implication de Peter Weisskopf, nous avons immédiatement cessé toute collaboration», confirme Michel Ayer. Le système de contrôle de TPA n’est pas remis en cause, c’est le premier cas rencontré par l’association.