TGV Lyria continue son développement et ne semble pas vouloir prendre une minute de répit. Loffre est sans cesse renouvelée en termes de tarifs et les lignes se mettent peu à peu en place, même si celles-ci comportent de très grands obstacles géographiques. Ainsi, comme lannonçait Alain Barbey, directeur
général, la ligne du Haut-Bugey était un défi à relever, avec de nombreuses contraintes techniques. Et même si le record de vitesse dune rame TGV en 2007 à un peu plus de 574 km/h, il y a peu de chance de voir les trains dEurope circuler à cette vitesse avant longtemps.
Ce qui surprend toujours à prime abord, cest la présence de TGV Lyria sur deux canaux pourtant bien concurrents: TOs et vente directe. La porte nest pas du tout fermée aux voyagistes, bien au contraire. TGV Lyria est toujours de la partie pour les offres spéciales des TOs, vraisemblablement avec pour objectif de sassurer quun maximum de voyageurs se rendant à Paris ne bascule pas sur lavion. De leur côté, les TOs ne bénéficient peut-être pas des prix les plus «sexy» en apparence soit les plus bas , mais ont des conditions tarifaires solides.
Dans le même temps, TGV Lyria sactive sans cesse sur le terrain de la vente directe. Offre tarifaires relayées sur de grands panneaux publicitaires, actions spéciales, remaniement de loffre pour chaque clientèle. Le modèle de fonctionnement adopté fait que le voyage en train se rapproche un peu de celui en avion. La réservation obligatoire permet de gérer plus aisément le service que le modèle des CFF où monte qui le veut. Et la réactivité ne sarrête pas là.
En embarquant désormais un double personnel à bord (un contrôleur français et un contrôleur suisse), TGV Lyria offre à ses clients un interlocuteur «local». Autre avantage de cette formule: un passager souhaitant se rendre de Paris à Morges pourra acquérir le billet de train GenèveMorges directement à bord du train. Fini donc davoir à faire la queue à un guichet ou un automate de la gare. Fini également davoir à subir le regard du contrôleur CFF dans le train GenèveMorges, en sus de la surtaxe à payer.
Et puisquil faut comparer avec les CFF, il y a là une leçon à retirer. Le matériel roulant se modernise. Le service à bord ne va cesser de saméliorer, creusant petit à petit un écart de plus en plus grand avec celui proposé sur les trains helvétiques. Le prix quant à lui semble parti pour continuer à rester très compétitif. De plus, au prochain changement dhoraire, ce nest plus une surtaxe quil faudra payer pour acheter son billet de train à bord, mais une amende de 80 francs. A ce train là, on serait tenté de se dire que les chemins de fer helvétiques sont sur une bien mauvaise voie.

