En très peu de mois, lAéroport International de Genève (AIG) a connu
et connaîtra encore un développement remarquable de son offre aérienne,
en particulier dans le domaine long-courrier. Coup sur coup, United
Airlines et Air Canada ont confirmé leur arrivée sur le tarmac
genevois, offrant ainsi deux nouvelles liaisons transatlantiques
directes attendues depuis des lustres. Cest fait pour United Airlines
sur Washington, ça le sera dans un peu plus dun mois pour Air Canada à
destination de Montréal/Toronto. Dans les deux cas, deux compagnies
membres de Star Alliance et cofondatrices de la première alliance
globale portée sur les fonts baptismaux en mai 1997 contribuent au
rayonnement long-courrier de lAIG et au développement dune offre
aérienne de qualité.
A Genève, Star Alliance est désormais lalliance numéro une, toutes
catégories confondues: Lufthansa qui célébrera prochainement le
cinquantième anniversaire de sa présence à Genève avait largement
déblayé le terrain alors que Swiss, depuis son intégration dans la
compagnie allemande, multiplie aussi les accords de partage de codes et
joue ainsi à fond la carte Star Alliance, à de rares exceptions près.
Cest le cas sur les nouvelles liaisons nord-atlantiques, ça pourrait
lêtre également avec Continental sur Newark, puisque le transporteur
américain lorgne aussi Star Alliance tout en étant (encore) membre de
Skyteam.
Un autre accord officialisé cette semaine intéresse directement le
segment Leisure local: le codeshare entre Swiss et Singapore Airlines
un autre membre de Star Alliance étendu aux liaisons intérieures vers
Genève pourrait largement contribuer à résoudre le problème de capacité
dont se plaignent les spécialistes de lAsie au départ de la Suisse.
Cest dautant plus vrai que la capacité de Thai a diminué et que
lalternative Singapore Airlines, avec deux vols quotidiens depuis
Zurich, séduit un nombre croissant de touristes suisses en raison de
conditions tarifaires attrayantes.
Pour un aéroport de la taille de lAIG, Star Alliance est donc devenue
un mur porteur. Car avec sa zone de chalandise, lAIG ne saurait
prétendre à une multiplication de liaisons long-courriers, surtout pas
à lheure où les compagnies analysent cent fois la rentabilité et le
potentiel dune nouvelle ligne avant de se lancer.
Mais avec le fameux jeu des alliances, ou plutôt de Star Alliance,
Genève a désormais une très belle carte à jouer et pourrait devenir sur
certains axes est-européens ré-cemment développés par Swiss une
intéressante plaque tournante pour les compagnies membres de
lalliance. Autant dire que Star Alliance constitue désormais un acteur
incontournable à Genève et permet de compenser en partie le taux
presque inexistant de passagers en correspondance.

