Une force de frappe à 200 millions (Edition 2009-27)

Dominique Ssudan à propos de TPA

Née de la volonté de professionnels romands souhaitant proposer aux
petites agences de voyages une alternative moins onéreuse que le Fonds
de garantie de la branche suisse des voyages, TPA (Travel Professional
Association) s’est finalement imposée comme un interlocuteur fiable et
reconnu au niveau national. L’association créée alors par Marguerite
Volet a même rapidement réussi à supplanter l’association plus ancienne
STAR, qui n’a jamais réussi sa percée en Suisse romande, handicapée
qu’elle a toujours été par l’absence d’une personnalité forte faisant
l’unanimité autour d’elle.

Cet ambassadeur, TPA l’a désormais au niveau national. En portant
Michel Ayer à la présidence, l’association résout la problématique du
dangereux cumul des fonctions. Aucune association, quel que soit son
domaine d’activité, ne fonctionne avec un président portant également
la casquette de directeur opérationnel. Ce problème résolu, TPA peut
désormais aller de l’avant, comme l’a souhaité ardemment Sonja Laborde
depuis sa nomination à la tête de l’association.

Avec un nouveau président qui fut longtemps le «Monsieur Kuoni» de
Suisse romande avant de prendre les rênes du marketing de Frantour, TPA
a trouvé l’homme de la situation: une immense expérience, un réseau
exceptionnel au plan national, le charisme qui va avec, bref
l’incarnation parfaite de ce «people business» que constituera toujours
la branche des voyages.

Si la base est solide, TPA a encore du pain sur la planche.
L’association née à Lausanne doit gagner en efficacité, priorité
absolue avant le recrutement de nouveaux membres qui constitue
l’objectif numéro deux. Pour y parvenir, elle doit mettre en avant ses
propres atouts, à savoir une structure opérationnelle stricte, des buts
précis où il est question, entre autres, de charte de bonne conduite
envers les fournisseurs et les clients, des membres tous affiliés à
l’une des trois garanties officiellement reconnues au niveau suisse et,
enfin, un volume d’affaires cumulé qui n’est pas intéressant puisqu’il
approche les 200 millions de francs.

Avec cette force de frappe et le travail sur le terrain qui sera
désormais accompli par un nouveau président disponible et totalement
neutre, la petite TPA qui faisait sourire à ses débuts peut s’imposer
en Suisse comme un partenaire fiable, en termes de distribution et de
prestations de qualité. La structure est en place, il convient
désormais d’œuvrer sur le terrain pour mieux se faire connaître. Car,
dans ses premières années d’existence, TPA a souvent négligé un facteur
très important dans la branche: la communication. Avec le
communicateur-né qu’est son nouveau président, l’association devrait
rapidement refaire le terrain perdu.