Une ligne difficile à rentabiliser à l’année (Edition 2009-29)

Karim Baky, nouveau District Manager Switzerland d’Egyptair n’est là que depuis un peu moins de deux mois. Cependant, il connaît les expériences qu’Egyptair Genève a déjà faites. «Si nous avons abandonné la ligne directe Genève– Charm el-Cheikh, c’est parce qu’elle était difficile à rentabiliser. Il faut savoir que nous parlons ici d’une destination presque essentiellement

Karim Baky, nouveau District Manager Switzerland d’Egyptair n’est là que
depuis un peu moins de deux mois. Cependant, il connaît les expériences
qu’Egyptair Genève a déjà faites.

«Si nous avons abandonné la ligne directe Genève– Charm el-Cheikh,
c’est parce qu’elle était difficile à rentabiliser. Il faut savoir que
nous parlons ici d’une destination presque essentiellement touristique.
En Suisse, cela ne porte que sur une courte période dans l’année, avec
un pic en octobre.»

Et avec l’aide des tour-opérateurs? «Le problème reste le même. Les
professionnels ont également compris qu’il était difficile de
rentabiliser un vol direct. Nous offrons déjà de nombreuses
alternatives via notre hub au Caire. Mais il est certain que ce sont
les compagnies charter qui vont le plus souffrir de cette concurrence.»
Au final, Egyptair ne vise donc pas la même clientèle qu’Easyjet et les
modèles de fonctionnement, de même que les attentes et les objectifs,
sont fondamentalement divergents.  

Cédric Diserens