Visit USA appelé à réagir en 2010 (Edition 2009-05)

Toutes les conditions sont réunies pour que Visit USA soit relancé en Suisse romande.

Première destination long-courrier avec près de 295000 entrées suisses
au cours des dix premiers mois de 2008 et sans doute 350000 (plus 18%)
sur l’ensemble de l’année, les USA sont en plein renouveau touristique.
A l’effet Obama s’ajoutent un dollar faible et une offre aérienne aussi
riche qu’attrayante au niveau tarifaire. Même Genève aura droit à des
nouvelles liaisons vers
l’Amérique du Nord, avec United sur Washington et Air Canada sur
Montréal. Le nombre d’inscriptions au séminaire Visit USA de mercredi
prochain en témoigne: près de 400 participants sont annoncés. Tous
Alémaniques.

«Maintenant, tous les paramètres sont positifs. Le nouveau vol United
permettra de découvrir de nouvelles régions, par exemple la Caroline du
Sud. En même temps, la Nouvelle-Orléans et la Louisiane sont les hôtes
du salon de mercredi. J’estime que si un workshop comme Envol Viva
America réussit à drainer 120 agents, un Visit USA solide organisé en
Suisse romande et non à Zurich attirera aisément 150
professionnels.

C’est le moment de relancer la machine car la plupart des agences
romandes réalisent de beaux dossiers sur les destinations fortes
d’Amérique du Nord, les USA et le Canada. Le principal obstacle réside
dans le fait que les représentants américains de Visit USA ne veulent
pas investir davantage.

Sur deux jours, les frais gonfleraient», analyse John Albanis,
responsable de Travelhouse. John Albanis aborde aussi un problème de
langue: la Suisse dépend de représentations en Allemagne pour la
plupart des destinations US. «On peut le résoudre en abordant certains
représentants basés à Paris. En TGV, la durée du voyage est la même que
pour Zurich», poursuit John Albanis.

Chez Kuoni, Colette Ernst, Head of Product North America, rappelle que
le sujet revient chaque année sur la table et qu’il faut y réfléchir:
«Toutefois, je rappelle aussi que la participation romande était
relativement décevante lorsque nous organisions le workshop sur deux
jours, avec une journée dédiée aux Romands. Mais il convient d’y
songer.»