VW5lIGTpY2lzaW9uIHNlbnPpZSwgbWFpcyB1biBwZXUgdGFyZGl2ZSYjODIwMTs/ (Edition 2013-23)

Redistribution de la production de Kuoni
[shariff]

Les temps sont durs et ce n’est pas la valse entamée par Kuoni qui va démontrer le contraire. Néanmoins, force est de constater que le tour-opérateur semble avoir retrouvé la raison et semble motivé à se donner les moyens de ses ambitions. Après diverses annonces, parfois surprenantes comme la « Boussole des voyages » pour le conseil au client, vite remisée au placard, puis ressortie sous forme d’application, ou le lancement d’un produit Amérique latine, retiré, puis
réactivé, voilà que la production subit une nouvelle mue.

Cette fois-ci, la décision semble plus en accord avec la situation actuelle. Fini le temps où cohabitaient dans un même groupe un Private Safaris, un Rotunda et une production Kuoni. Désormais, l’Afrique est le terrain de chasse du spécialiste Private Safaris. Idem pour l’Amérique latine qui passe chez Dorado Latin Tours. Au final, pourquoi réinventer la roue alors que l’on a des spécialistes sous la main ? La quantité n’est plus une garantie de succès. Sans compter qu’il est toujours difficile de se mettre dans la peau du client final, qui souvent n’a en tête qu’un nom ou une idée de produit.

Rien n’empêche d’avoir des achats groupés. La structure des trois P&P de Kuoni n’est pas remise en cause. En revanche, lorsqu’il s’agit de mettre sur pied une offre et un produit, autrement dit de préparer un catalogue qui fera office de carte de visite auprès de la clientèle, il est impératif d’avoir un savoir-faire à disposition. C’est précisément cela que proposent des spécialistes comme Private Safaris, Dorado Latin Tours ou Railtour/Frantour. Après, rien n’empêche d’avoir une étape supplémentaire avec la présentation sous divers catalogues d’un seul et même produit. C’est ce qu’il devrait advenir des voyages intervilles.

Le regroupement du produit Travelclub dans le département des groupes va dans le même sens. A l’heure où le mot d’ordre est à la rationalisation, se disperser est peut-être l’idée la moins bonne. La seule interrogation est de savoir si la décision n’intervient pas un peu tard. Afin de pouvoir y répondre, il faudra attendre les prochaines brochures afin de pouvoir dresser un bilan.

Cédric Diserens