Les temps sont durs et ce nest pas la valse entamée par Kuoni qui va démontrer le contraire. Néanmoins, force est de constater que le tour-opérateur semble avoir retrouvé la raison et semble motivé à se donner les moyens de ses ambitions. Après diverses annonces, parfois surprenantes comme la « Boussole des voyages » pour le conseil au client, vite remisée au placard, puis ressortie sous forme dapplication, ou le lancement dun produit Amérique latine, retiré, puis
réactivé, voilà que la production subit une nouvelle mue.
Cette fois-ci, la décision semble plus en accord avec la situation actuelle. Fini le temps où cohabitaient dans un même groupe un Private Safaris, un Rotunda et une production Kuoni. Désormais, lAfrique est le terrain de chasse du spécialiste Private Safaris. Idem pour lAmérique latine qui passe chez Dorado Latin Tours. Au final, pourquoi réinventer la roue alors que lon a des spécialistes sous la main ? La quantité nest plus une garantie de succès. Sans compter quil est toujours difficile de se mettre dans la peau du client final, qui souvent na en tête quun nom ou une idée de produit.
Rien nempêche davoir des achats groupés. La structure des trois P&P de Kuoni nest pas remise en cause. En revanche, lorsquil sagit de mettre sur pied une offre et un produit, autrement dit de préparer un catalogue qui fera office de carte de visite auprès de la clientèle, il est impératif davoir un savoir-faire à disposition. Cest précisément cela que proposent des spécialistes comme Private Safaris, Dorado Latin Tours ou Railtour/Frantour. Après, rien nempêche davoir une étape supplémentaire avec la présentation sous divers catalogues dun seul et même produit. Cest ce quil devrait advenir des voyages intervilles.
Le regroupement du produit Travelclub dans le département des groupes va dans le même sens. A lheure où le mot dordre est à la rationalisation, se disperser est peut-être lidée la moins bonne. La seule interrogation est de savoir si la décision nintervient pas un peu tard. Afin de pouvoir y répondre, il faudra attendre les prochaines brochures afin de pouvoir dresser un bilan.
Cédric Diserens

