Walter Brüllhardt ne goûtait-il plus les vues d’Hotelplan? (Edition 2014-02)

Après cinq ans, les chemins de Walter Brüllhardt et d’Hotelplan se sont séparés à la fin 2013.

Tremblement de terre quelques jours avant Noël: Hotelplan Suisse annonce le départ de Walter Brüllhardt, Director Touroperating Beach Holiday, pour le 31 décembre 2013, le communique laconique faisant état de «divergences d’ordre stratégique». Transféré de chez Kuoni par son compagnon de route Thomas Stirnimann, il occupait ce poste depuis 2008 et était membre de la direction. Il a également été en charge des marques de voyages directes Voyages Denner et Vacances Migros, ainsi que de la planification et de l’exécution des vols charters. Thomas Stirnimann, CEO Hotelplan, se charge désormais d’assurer la direction par intérim du département mais ne souhaite pas s’exprimer sur les raisons précises qui ont conduit au divorce. 

Toutefois, il est loisible d’affirmer que Brüllhardt ne supportait que difficilement l’orientation online définie par l’entreprise. Sans être viscéralement opposé au virage Internet, «Monsieur balnéaire» aurait aspiré à un meilleur équilibre entre le Touroperating classique et le dynamique. Jusqu’en octobre 2012, Brüllhardt contrôlait en effet les marques Hotelplan, Sierramar et Caribtours, avait remis au goût du jour Denner Voyages et donné naissance à Vacances Migros, tout en assumant les risques. La restructuration opérée alors, avec la création du département «Dynamic Touroperating», se soldait pour lui par la «perte» de la version Internet d’Hotelplan et de Vacances Migros. De plus, ce nouveau département et le Touroperating classique con-servaient chacun leur pricing.

Dès ce moment-là, les axes stratégiques online d’Hotelplan Suisse ont été définis par Tim Bachmann, Director Dynamic Touroperating (intégration des vols Easyjet à combiner à la fois avec des arrangements terrestres au départ de Genève et Bâle).

Aujourd’hui, le divorce est consommé et le bouillant Fribourgeois a quitté le bateau. A la question de savoir si Walter Brüllhardt sera remplacé, la réponse de Thomas Stirnimann est révélatrice: «Un départ de ce type permet d’envisager la remise en question de la structure. Un remplacement 1:1 n’est pas la seule option. Au cours des semaines à venir, nous examinerons au sein de la direction si des engagements temporaires pour l’organisation du secteur Touroperating Beach Holiday sont possibles. Dans la mesure où Walter Brüllhardt avait déjà bien préparé la prochaine saison balnéaire, de telles réflexions stratégiques peuvent être menées sereinement.» 

Dominique Sudan