Bilan 2019 mitigé pour les auberges européennes

Les résultats sont cependant majoritairement constants sur les quatre marchés que sont Amsterdam, Berlin, Edimbourg et Londres.

Selon STR, le bilan 2019 des auberges de jeunesse pour les marchés d’Amsterdam, Berlin, Edimbourg et Londres sont mitigés, mais stables. Londres est en tête avec plus de 8 lits su 10 occupés en moyenne avec un taux d’occupation de 83,8% sur l’année (+2,2%). Un résultat qualifié «d’impressionnant, mais pas inhabituel» par Patrick Mayock, Senior Director, Research & Development. «A titre de comparaison, les hôtels de milieu de gamme et économiques affichent un taux similaire à 84,9%.» Le tarif journalier moyen (ADR), la recette par lit disponible (RevPAB) et la recette totale par lit disponible (TravePAB) sont en hausse.

Amsterdam est en tête en termes de tarif journalier moyen avec 35.31 euros par lit, soit 11 euros de plus que sur les trois autres marchés. La destination obtient également le RevPAB le plus élevé avec 28.14 euros. La ville aurait cependant une croissance moyenne, notamment en raison de sa politique pour réduire le surtourisme, avec un moratoire sur le développement d’auberges et d’hôtels, couplé à une incitation à séjourner hors du centre-ville.

Berlin est derrière Londres et Amsterdam. Elle a cependant enregistré les croissances les plus fortes avec 4,5% pour l’ADR, 3,9% pour le RevPABet 4,1% pour le TrevPAB. Un résultat obtenu notamment grâce à l’augmentation des tarifs, même si le taux d’occupation est en recul de 0,6%. Enfin Edimbourg enregistre une baisse de tous les indicateurs. Le taux d’occupation et l’ADR ont baissé chacun de 2%, le RevPAB de 3,3%, mais la hausse d’autres recettes a permis au TrevPAB de ne reculer que de 0,4%.

Les projections pour 2020 laissent à penser qu’Amsterdam et Londres devraient continuer à connaître le succès, même s’il reste des inconnues comme l’impact du Brexit et la taxe touristique d’Amsterdam. A Edimbourg, le développement hôtelier continuera à faire de l’ombre aux auberges. «Avec sa vie nocturne animée et des tarifs relativement inférieurs à ceux des autres villes européennes, Berlin devrait anticiper un ralentissement de sa croissance», conclut Patrick Mayock. (TI)

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